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lundi 12 juin 2017

L'Assemblée Nationale adopte le projet de loi sur la discrimination.

L'Assemblée Nationale adopte le projet de loi sur la discrimination. L'article 10 dudit projet stipule:" Quiconque encourage un discours incendiaire contre le rite officiel de la République de Mauritanie est puni d'un a cinq ans d'emprisonnement". Il a pour objectif de doubler la peine des crimes racistes, des discours haineux et raciaux". 

Il est clair qu'en Mauritanie, les défenseurs des Droits Humains en général, dont les activistes Abolitionnistes en particulier ont toujours été ciblés et persécuter par le système raciste, esclavagiste et féodal. Nous avons toujours été enlevés, séquestrés, torturés puis jetés en prison pour avoir défendu pacifiquement un citoyen lambda contre une injustice, au moment ou les bourreaux se pavanent. Les lois qui visent à protéger les citoyens de l'arbitraire ont toujours été transgressées par les tenants du système.


Nous rappelons que le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz avait promis lors de son investiture en 2014 de s'occuper copieusement du mouvement IRA et son leader Biram Dah Abeid.


 Ce projet de loi n'est que le prolongement de sa promesse.

Par ailleurs, une loi doit être générale et impersonnelle, elle ne doit pas viser à faire taire une quelconque voix qui s'exprime contre l'injustice. Or, ce projet de loi vise à intimider les défenseurs des Droits Humains notamment les militants abolitionnistes qui ont toujours dénoncés les actes ou propos injustes de manière pacifique. A toute loi injuste, nulle n'est tenu à la respectée. Nous nous insurgeons donc contre cette loi injuste qui vise à nous faire taire. En définitif, nous rappelons que les législateurs ne doivent pas voter des lois selon l'humeur de l'exécutif, au contraire, ils doivent étudier les enjeux des projets de lois avant leurs mises en exécution. De la même manière, nous encourageons le pouvoir à agrandir ses prisons. Car, ces mesures ne changeront pas d'un iota notre combat noble et juste.



Par Abdou Babou

dimanche 11 juin 2017

Réponse à M. Cheikh Tourad Abdel Maleck qui traite le rapport de Phillip Alston de « mensonger ».



« Genève : Cheikh Tourad Ould Abdel Maleck accuse Philip Alston d'avoir produit un rapport "mensonger" sur la Mauritanie…………..

Il a mis en relief le caractère mensonger des allégations contenues dans le rapport, notamment celles relatives à l’exclusion des franges données de la société des hautes responsabilités du pays et à la pratique de la distinction dans l’attribution des documents d’état civil et de la propriété foncière, tout en s’appuyant sur des statistiques des institutions internationales sur les indicateurs de la pauvreté et de la croissance en Mauritanie. »

Ah bon ce type est né le jour où les mensonges se sont propagés sur terre. Effectivement, hier, j'ai assisté au fameux panel de l'état mauritanien organisé dans le palais des nations à Genève, entre 13h 30 -et 15h pour soi-disant démentir où discréditer le rapport très précis de Phillip Aston qui a eu un large soutien et les félicitations de la communauté internationale, de groupes des pays africains qui ont désigné la Tunisie, des pays dans le monde arabe etc...
Ils étaient 5 hauts fonctionnaires sans compter l'ambassadrice de Genève et son staff à vouloir baratiner la communauté internationale en vain . Pire le menteur Cheikh Tourad dira qu'il n'y a aucun problème de recensement en cours en Mauritanie, même les étrangers sont recensés par le pouvoir. Lors de la séance question réponse, j'en ai profité pour le remettre à sa place d'un menteur en prenant l'exemple sur moi même.

Je suis recensé il y'a deux ans, je n'ai jamais eu un morceau de papier mauritanien, comment pouvez vous recenser des étrangers M. CheikhTourad en privant des nationaux leur pièce d'état civil pendant que vous la donnez aux étrangers ? C'est complètement absurde mon gars, revoyez ou retouchez vos copies. Les diplomates ont commencé à rire de nos guignols. Ce pauvre type immoral peut il parler les mensonges des autres pendant qu'il vit et respire par le mensonge ? C'est dommage que presse mauritanienne perd son temps sur ces genres de duperies au peuple, j'espère qu'un journaliste bien veillant prendra en charge cette réponse au commissariat des droits l'homme.

Qu'est ce qui irrite l'état mauritanien dans le rapport de Philipp Alston ? Nous pensons à sa proposition d'un mécanisme social de revenu minimum universel pour éviter la dépendance des personnes que l’état Mauritanien ne veut pas entendre. Tout l'intérêt d'un système hégémonique repose sur la dépendance, voila comment certains pays maintiennent les populations dans la pauvreté pour qu'elles restent dépendantes de leur système dominateur. D'ailleurs, les nations unies reconnaissent que les états sont responsables de la pauvreté de leur population. C'est tout, ni plus, ni moins.

En effet toute la mauvaise gestion et les dérives autoritaires du pouvoir mauritanien viennent des hommes et femmes qui dirigent le commissariat aux droits de l'homme, la commission des droits de l’homme, du directeur général de l'agence Tadamoun, les conseillers du premier ministre qui sont missionnés à Genève sans bagage intellectuel ni connaissance des dossiers, de l'ambassade de la Mauritanie à Genève, des ong fantômes que dirigent des pervers immoraux qui travaillent pour le gain personnel sans état d'âme. J'ai même voulu les aider en leur disant que ce n'est pas en niant votre problème que vous auriez et/ ou sauriez la solution.


Diko Hanoune 

vendredi 9 juin 2017

Interview de Samory Ould Beye, président d’El-Hor, membre de la direction du manifeste des Haratine

Interview de Samory Ould Beye, président d’El-Hor, membre de la direction du manifeste des Haratine, également cadre syndicaliste dans la société civile accepte de répondre à nos questions.
El-Hor  qui est le premier mouvement de lutte pour l’émancipation des victimes de l’esclavage crée vers les années 1974 par un groupe restreint de premiers cadres Haratine. Il revient sur son voyage de Genève sur l’invitation du Bureau International du Travail (BIT), de sa participation au panel organisé par Anti-Slavery à propos du rapport sur l’extrême pauvreté en Mauritanie présenté par Philipp Alston. Il dénonce l’acharnement des autorités Mauritaniennes sur sa personne qui tentent de bloquer son travail et ses activités.


Boubacar Messaoud, Salimata Lam, Samory Ould Beye à Genève


Nos excuses auprès du public sur la qualité des images, se sont des discours prononcés lors du Panel organisé par l’ONG Anti-Slavery  dans le cadre d’un rapport sur l’extrême pauvreté présenté par  Phillip Alston le 07 juin 2017 au palais des nations. Il s’agit de : Boubacar Ould Messaoud président l’ONG SOS-Esclaves, Mme Salimata Lam membre de SOS-Esclaves, Samory Ould Beye président El-Hor et cadre syndicaliste engagé dans la société civile.



jeudi 8 juin 2017

Les ONG Fantômes du pouvoir Mauritanien agressent dans l’enseigne du Palais des Nations à Genève.


Je remercie le rapporteur Phillip Alston qui a défendu un rapport en béton qui a eu le large soutien de la communauté internationale, l’ONG Anti-Slavery et son équipe solide, l’ONG Peuples Menacés et son équipe d’Allemagne, le président SOS-Esclaves, le vétéran Boubacar Messaoud et la courageuse Salimata Lam, le président El-Hor, M. Samory Ould Beye qui assiste aux travaux du Bureau de l’organisation internationale pour les droits de travailleurs dans le monde (BIT), du représentant IRA Suisse Mohamed Bandiougou. Je n’oublierai jamais la présence soutenue de Marie Foray, juriste, et Tiphaine Gosse, journaliste indépendante, qui ont été expulsées de la Mauritanie lorsqu’elles travaillaient sur la question de l’esclavage. Le Panel organisé par Anti-Slavery a été un grand succès, ce qui a provoqué les courroux des ONG bidon inféodées avec l’état Mauritanien qui hurlent des mensonges partout pour soi-disant soutenir l’état Mauritanien.

Apres les exposés des orateurs qui ont commenté le rapport du rapporteur, la séance question réponse est entamée, le nommé Mohamed Vall Ould Youssouf envoyé par le pouvoir  comme dans ses sales habitudes  s’en  prend violemment au président Boubacar Messaoud , emportant avec lui la modératrice Sarah Mathwson  qui est restée calme et polie, puis il enchaîne  ses agressions verbales gratuites dans une impolitesse caractérisée sur le rapporteur, très calmement, M. Philipp Alston quitte la salle sans lui dire un mot. J’étais dans l’obligation de souffler la fin des délires du monstre Mohamed Vall Ould Youssouf en lui rappelant devant l’assistance qu’il avait collaboré avec les assassinats et déportations de noirs en 1989 donc il n’a rien à dire surtout  pas prétendre donner des leçons de morale à quiconque sur terre.  Le comportement de ce type  n’a pas besoin de commentaire pour faire comprendre à la communauté internationale que les complices du pouvoir sont des dangereux immoraux en puissance sans état d’âme.

Cette agression s’est passée devant l’ambassadeur de Genève, M. Traoré qu’on a longuement donné la parole pour exposer la vision de l’état Mauritanien sans qu’on lui coupe la parole une seconde, il y avait le directeur de l’agence Tadamoun, M. HAMDI OULD MAHJOUB, le ministre chargé du commissariat des droits de l’homme M. CheikhTourad Ould Abdel, le journaliste Isselmou Sahili qui a été peiné le pauvre etc…. Pour rappel, lors de la présentation du rapport d’examen périodique universel  sur les droits de l’homme en Mauritanie, c’était la nommée Hawa Sidibé qui avait agressé physiquement Yacoub Diarra, président IRA-Section Italie. Elle a produit la scène, voire pire, elle était debout cherchant à frapper Abidine Merzoug en tant qu'orateur  L’ONG des peuples menacés (UNPO).  


On remarque les premiers responsables de l’état sur place, qui ont assisté à la scène ignoble, n’ont pas  dit un mot pour se désolidariser ou s’excuser d’un tel comportement aussi ignoble qui ternie l’image du pays devant le parterre international. C’est tellement regrettable, les pires ennemis du pouvoir mauritanien, sont logés au cœur  du pouvoir.


Diko Hanoune 

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mercredi 7 juin 2017

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ARMEPES-FRANCE : QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE L'AFFAIRE DE FRÈRES DIALLO D’OULIMBONI.


Ce jeudi 1 juin 2017 à Sélibaby , capitale régionale du Guidimagha dans le Sud mauritanien, les 2 frères DIALLO (Harouna et Madjigui) ont été libérés d'une détention de 35 jours. Ils avaient été mis aux arrêts après leur implication dans une bagarre avec un homme issu du milieu féodal villageois, qui avait tenu des propos injurieux à connotation esclavagiste à leur encontre. Après plusieurs tentatives d'un traitement à l'amiable refusé par la partie du monsieur ayant reçu des coups lors de la bagarre, le procureur a trop longtemps gardé le dossier en souffrance avant de réunir les protagonistes dans son bureau pour acter un traitement final dans la journée du 1 juin. Le cas de nos jeunes compatriotes était suivi de près  par L’AMEES (Association Mauritanienne pour l'Éradication de l'Esclavage et ses Séquelles), notre partenaire du forum GANBANAAXUN FEDDE. Ainsi les services d'une avocate en la personne de Maître Fatimata Mbaye , avaient été sollicités pour assister les frères DIALLO dont leur cas est pris comme une aubaine pour certains féodaux soninkés pour corriger les antiféodaux et les antiesclavagistes considérés comme des “rebelles” contre l'ordre coutumier dominant dans nos localités. Par ce communiqué, nous comptons détailler les conditions de l'accord trouvé et revenir sur des ambiguïtés constatées chez les autorités locales par rapport aux faits présumés ou avérés relevant de l'esclavage.

■ Premièrement, sur la base de l'accord amiable, les deux camps s'engagent à retirer leurs plaintes respectives. Le camp des féodaux a demandé une somme de 400000 UM pour remboursement des soins reçus par leur blessé protagoniste. Finalement cette somme a été fixée  à 200000 UM sur décision arbitrale du procureur . L'exigence de présentation d'excuses émise “fièrement” avec insistance par le camp du monsieur blessé à l'origine des propos injurieux, est restée sans suite.
 Par ailleurs le procureur  s'est limité à un habituel rappel laconique de l'arsenal juridique relatif aux pratiques et faits d'esclavagisme (actes et propos) en Mauritanie.

■ Deuxièmement, il nous a été signalé que la déposition des frères DIALLO à la brigade de gendarmerie de Sélibaby n'aurait pas été prise en compte intégralement ou très mal prise . De ce fait la lecture de l'affaire a été forcément impactée au bénéfice de l'autre camp.

■ Troisièmement, nous appelons nos partenaires du terrain à un activisme intelligent face à un ordre féodalo-esclavagiste radical qui est décidé à polluer notre engagement ouvert et sain par des coups piéges et provocateurs.

■ Quatrièmement, nous demandons aux autorités compétentes dans la région, l'application stricte de l'arsenal pénal en vigueur concernant l'esclavage et ses différentes manifestations dans nos localités. Par la même occasion nous les alertons sur la nécessité de veiller sur ce qui s'y couve notamment  sur les problématiques du foncier. Certains féodaux zélés se préparent à déposséder des citoyens paisibles de leurs terres parce qu'ils osent refuser d'être assignés comme esclaves dans la communauté.



La Cellule de Communication ARMEPES-FRANCE  (La CeCom)

Nos remerciements à M. Phillip Aston pour son travail sérieux



 Merci Monsieur le président de cette assemblée;
Mesdames et messieurs les représentants des états membres ; 
Nos remerciements  à M. Phillip Aston pour son travail sérieux en tant que rapporteur des nations unies sur la pauvreté.

La Mauritanie est un pays très riche par son sous sol, un pays très peu peuplé avec des potentiels énormes si les richesses n’étaient pas dilapidées.  La pauvreté est imposée aux populations par les dirigeants pour rendre plus docile les citoyens.

La première cause de cette pauvreté des  masses  trouve  ses conséquences dans la loi 1981 qui interdit l’esclavage mais ouvrant des droits à l’indemnisation les maîtres  seulement  à la place des victimes de l’esclavage. Il n’y a jamais  eu de structures d’accueil pour sortir les victimes d’esclavage dans la misère, elles n’ont pas accès à la santé, à l’éducation de leurs enfants, il n’existe aucun système social en place. Les victimes sont confrontées au dilemme d’errer dans la nature ou retourner dans leur condition de servitude chez le maitre. Souvent, elles préfèrent retourner dans l’esclavage.

Les ONG : IRA-Mauritanie, SOS-Esclaves et d’autres  libèrent  beaucoup d’esclaves, l’état mauritanien refuse de financer ses ONG pour ne  pas prendre en charge  les victimes.  L’état mauritanien n’a pas trouvé mieux à faire que de  s’attaquer aux populations noires pour exproprier leurs terres afin de les appauvrir d’avantage.

Remerciements aux ONG partenaires comme Anti-Slavery, Peuples menacés d'Allemagne etc... 

Nos recommandions à l’état Mauritanien :
-De reconnaître l’esclavage comme principale source de la pauvreté des Haratine ;
-Mettre de structures d’accueil pour les victimes de l’esclavage et du racisme
- Un système social pour aider les plus diminues ;
-L’arrêt des expropriations de terres ;
-L’arrêt des arrestations arbitraires de militants IRA-Mauritanie et la libération  de Abdallahi Mataalah Seck et Moussa Bilal Biram, détenus à Birmoghrein 1200km dans le désert.

Je vous remercie

Diko Hanoune

SG de l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

Le rapporteur Phillip Alston : les trois quart (3/4) de Mauritaniens vivent en dessous du seuil de l’extrême pauvreté.


Le rapporteur des Nations Unies sur l’extrême pauvreté en Mauritanie, M. Phillip Alston a défendu son rapport qui concerne la Mauritanie mais également d’autres pays. Il introduit que la Mauritanie est un pays extrêmement riche de son sol et sous-sol mais la pauvreté est grande. Il  regrette que les ONG abordent rarement le thème de la pauvreté dans leurs rapports qui concernent ce pays. Un pays dans lequel, il n’existe aucune couverture sociale. Il exhorte les ONG à demander une couverture sociale pour les populations qui souffrent à avoir des revenus minimums  universels pour la stabilité.

Un pays riche dont les populations vivent en dessous du seuil de la pauvreté, près de ¾ des citoyens mauritaniens vivent en dessous du seuil de la pauvreté, ce qui ne peut être négligeable. Il remarque l’absence très significative dans  l’état les populations noires (Haratine et négro-africaines) qui restent invisibles. Il note l’absence de débat sur l’exclusion de ces populations, le pouvoir fait le déni son cheval de bataille dans l’incapacité d’avancer des chiffres fiables sur le nombre de Haratine et Négro-Mauritaniens vivant sur son sol. Tout est imaginé sans base ni fondement.

Le débat va se poursuivre demain, il y aura les recommandations des états membres, les ONG non gouvernementales et ces ONG inféodées avec le pouvoir  mauritanien qui nient la souffrance des mauritaniens comme dans leur sale habitude.  C’est tellement ignoble de dire tout va bien alors que tout va mal, voire très mal,  si on ne dit pas que ça va mal, comment les autres peuvent venir nous aider ? Le résultat du déni, c’est le chaos inévitable. Il faut appeler à l’aide si on veut recevoir de l’aide  un jour non le contraire en embellissant ce qui est crasse.


Diko Hanoune 

dimanche 4 juin 2017

IRA-Mauritanie : Aménagements techniques par des nominations.


مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA - Mauritanie



Le Bureau Exécutif d’IRA – Mauritanie s’est réuni ce samedi 03/06/2017 à Riyadh sous la présidence de sa secrétaire générale Madame Coumba Dada Kane.
A l’issue de cette réunion quelques aménagements techniques ont été opéré dans les structures de l’organisation, c’est ainsi que :
Monsieur Yacoub DIARRA président de la section d’IRA en Italie est nommé cumulativement avec ses fonctions, adjoint au coordinateur d’IRA en Europe
Monsieur Yenge Ould Mohamed Salem MESSOUD est nommé coordinateur de l’IRA dans les îles Canaries (Espagne)

Nouakchott le 03/06//20217
La commission de communication



جراءات فنية

إجتمع المكتب التنفيذي لحركة ايرا موريتانيا  يوم السبت 3 يونيو في الرياض(انواكشوط) برئاسة أمينته العامةالسيدة كومبا دادا كان

وقد أفاض الإجتماع عن بعض التعديلات الفنية في الهياكل التنظيمية للحركة و ذلك على النحو التالي:
- تم تعيين السيد يعقوب جار   نائبا  لمنسق أيرا في أوروبا مع احتفاظه  بكامل مهامه رئيسا لمكتب ايرا إيطاليا
- تم تعيين السيد ينج ولد محمد السالم مسعود منسقا لإيرا  في جزر الكناري (المملكة الاسبانية(

نواكشوط 3 يونيو 2017


اللجنة الاعلامية

Message de Brahim Bilal Ramdhane président de la fondation SAHEL

Mesdames…. Messieurs…
Les représentants du corps diplomatique et des Oraganisations ONUsiennes
Les representants de la societé civile
Les  hommes d’opinion,

Mesdames et Monsieurs, Honorables invités
Merci du fond du cœur pour avoir répondu présents à mon appel. J’en suis profondément flatté et honoré. Vous avez, par votre présence, répondu « présents » à l’appel de la Fondation Sahel pour la Défense des Droits de l’Homme, l’Appui à l’Education et à la Paix Sociale.

Il s’agit d’une « Fondation », pas un parti politique ni un syndicat. Même pas une ONG au sens traditionnel du terme. Mais une entité sociale entièrement dédiée à un objectif particulier et continu dans le temps, telle que défini dans certaines références.
C’est la « Fondation  Sahel » par référence à ce coin du monde, meurtri par l’Histoire et la Géographie, sources de menaces sur la paix dans le monde, théâtre de manœuvres géopolitiques non sans liens avec les ressources dont il regorge et lieu de vie pour des centaines de millions d’habitants qui le chérissent et ne veulent pas le quitter.
C’est la « Fondation Sahel pour la Défense des Droits de l’Homme ». Terme générique, parfois galvaudé et servi à toutes les sauces mais toujours d’actualité. Concept tellement étranger à notre propre culture qu’il nécessite, pour que nous le comprenions, des trésors de pédagogie.

Mesdames et Monsieurs, Honorables invités

C’est la « Fondation Sahel pour la Défense des Droits de l’Homme, l’Appui à l’Education ». C’estun mot magique qu’est « Education ». A ne pas confondre avec une partie de son contenu qu’est « l’Instruction ». Tellement on peut être instruit et sans éducation. Mais, avoir une bonne éducation se conçoit rarement sans l’instruction, le savoir et les connaissances  qui vont avec. C’est un vieil enseignant de philosophie qui vous en parle. Un hussard de la République, comme le qualifierait les Français, ayant usé, pendant ses trente années de service, des boîtes et des boîtes de craies friables dans des salles de cours souvent délabrées, qui vous l’affirme. C’est un  fruit de l’Education Nationale, jadis appelée « Instruction Publique », avec son système de méritocratie qui récompense l’effort, encourage l’émulation et recherche l’excellence, y compris dans les milieux les plus pauvres et les moins probables, qui vous en parle. Je suis, moi-même, le fruit de cet enseignement publique, jadis gratuit et obligatoire, qui fut le moteur de l’ascenseur social.

Mesdames et Monsieurs, Honorables invités

Aujourd’hui, tous ensemble et avec des milliers d’autres bonnes volontés, nous devons renvoyer l’ascenseur. Renvoyer l’ascenseur à ceux qui sont, de plus en plus nombreux, laissés pour compte dans les bas-fonds de la société, dans les soutes insalubres de notre système social. Ces galériens parqués dans les cales de la société et qui rament sans savoir dans quelle direction ils vont ni quel cap ils doivent tenir. A force de faire des ronds dans l’eau, on finit par ramer à contre-courant, ne plus ramer du tout et se mutiner. Aujourd’hui, la mutinerie est à nos portes. De nombreux événements, dont de très récents, en témoignent.
Mesdames et Monsieurs, Honorables invités

C’est la « Fondation Sahel pour la Défense des Droits de l’Homme, l’Appui à l’Education et à la Paix Sociale ». La Paix sociale ne se décrète pas, elle se construit, depuis la base et les fondements. Elle se réfléchit, se discute et surtout prend beaucoup de temps à se mettre en place.
Il est impossible de bâtir la paix sociale, le pacte de société sur l’ignorance, sur la marginalisation et le mépris. Les hordes d’enfant de la rue, produits et rejetés par nos villes et bidonvilles ou venant de nos campagnes sous l’attrait illusoire  de la vie citadine, sont autant de bombes à retardement. Ils sont perdus pour eux-mêmes, pour leurs proches et pour la société toute entière.

Mesdames et Monsieurs, Honorables invités

Certains sont choqués par l’utilisation du mot « apparteid » pour qualifier certaine réalités que vivent certains de nos concitoyens. A l’origine, les Afrikaners appelaient « apparteid » un système social où ils imposaient « le développement séparé ». Allez donc dans certains quartiers de Nouakchott et relevez les signes de mixité. C’est vrai qu’à TavraghZeina on rencontre de somptueuses villas en construction gardiennées par de familles nombreuses habitant des bicoques en planches et tôles ondulées. Allez dans les écoles publiques et relevez, là aussi, le taux de mixité. Ces écoles publiques, au lieu d’être le havre de paix, d’apprentissage, d’instruction et d’éducation, qui en est la vocation première, sont devenues le lieu de désocialisation, de découverte du crime et de la délinquance de moins en moins juvénile.  Sous-payés et déconsidérés, les enseignants des écoles publiques vivent leur métier comme un appoint à d’autres emplois plus rémunérateurs.

Mesdames et Monsieurs, Honorables invités

Pour le Sahel, pour les Droits de l’Homme et pour la Paix Sociale, cette situation ne peut plus durer. C’est le crédo de notre Fondation. Comme j’ai eu l’occasion de le dire et je le répète ici, c’est l’une des missions régaliennes de l’Etat. Notre Fondation ne prétend pas se substituer à lui mais nous ne pouvons plus, les enfants délaissés et leurs parents ne peuvent plus attendre que l’Etat prenne ses responsabilités. Nous avons décidé de prendre une part des responsabilités de l’Etat et nous vous demandons de nous y suivre.

Hier encore, nous avons appliqué la même méthode pour lutter contre l’esclavage. Le Législateur avait fait voter une loi, la loi 048/ 2007 ( 031/2015) Nous avions décidé, depuis 2010,  de faire appliquer cette loi, comme cette dernière nous y autorise.

Nous avions connu, pour cela, la répression, la prison, les menaces sur nos vies et sur celles des nôtres. Mais, nous avons appliqué à notre société l’électrochoc qu’il fallait.
Pour l’éducation, nous comptons procéder par le même esprit pour faire appliquer la loi 054/2001, rendant obligatoire l’enseignement fondamental aux enfant âgés de 6 à 14 ans .

Nous irons sur le terrain interpeller les autorités locales, régionales, puis nationales sur l’état des écoles publiques. Nous construirons, là où nous le pourrons, des classes modèles. Nous demanderons à nos adhérents et à nos soutiens de scolariser des enfants dont les parents sont indigents, de prendre en charge les frais de leur scolarité, de les parrainer, de les suivre… Nous organiserons, s’il faut, des caravanes de l’éducation, des sit-in de la scolarisation. Nous militerons pour que l’Etat investisse dans l’éducation en  zones de grande pauvreté avec un système de prise en charge incluant bourses et cantines. Nous organiserons des « écoles de la badya » où des cours de rattrapage ou de préparation à la rentrée seront organisés pendant les grandes vacances. Des olympiades seront organisées entre nos écoles pour encourager l’émulation et récompenser  l’effort et le mérite.

Nous avons besoin de vous, de votre soutien moral et matériel pour réussir l’œuvre de la Fondation Sahel pour la Défense des Droits de l’Homme, l’Appui à l’Education et à la Paix Sociale. Avec, et par l’éducation nous vainquerons  les tares de notre société notamment l’esclavage et ses séquelles mais aussi la discrimination
Avec et par l’éducation nous gagnerons le combat du  développement humains et la Mauritanie, notre pays sera sauvée 
Je vous remercie.



Brahim Bilal Ramdhane président de la fondation SAHEL