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jeudi 20 juillet 2017

Qui est le colonel Sidi Mohamed Ould Vaida, qui a commandé le bataillon des fusiliers marins durant les douloureuses années des événements ....

Qui est  le colonel Sidi Mohamed Ould Vaida, qui a commandé le bataillon des fusiliers marins durant les douloureuses années des événements entre 1989 et 1991, qui tuait des civils dans la région du fleuve ?  Je vous livre le  témoignage de soldats qui étaient sous le commandement de Ould Vaida. Quelle horreur mon Dieu. Voici le parcours de cet homme hideux qui bat campagne pour son maitre Ould Abdel Aziz, le protecteur d’officiers assassins, qui emprisonne des élus sur un accident de la circulation en 2017.  

Il y avait un message de la gendarmerie nationale depuis l’état-major  Nouakchott, quand le commandant  Ould Vaida prenait des gens au bord du fleuve, il devrait les remettre à la brigade mixte ; mais le colonel faisait le contraire. Par exemple, quand  il prenait dix (10) bonhommes, il va enterrer huit (8) sur place, ramène seulement deux (2) survivants  à la gendarmerie.  Apres chaque arrestation, M. Ould Vaida débarque avec son pistolet PEA, il appelle deux jeunes soldats Haratine avec leur kalachnikov chargée, il les met en garde à vous devant les dix (10) Haalpoular arrêtés.  Il demande qu’on bande les yeux des dix Haapoular, dans les 2 ou 3 minutes, il crie feu, c’est lui-même  qui prendra son arme PEA,  tire et tue en personne un par un les 8 Haalpoular. Puis demande qu’on enlève la bande autour des deux survivants. Avant l’assassinat, les survivants ont vu des soldats Haratine devant eux, après l’assassinat, ils se retrouvent avec les mêmes soldats en face d’eux avec leurs armes. Dans la tête  des survivants, se sont ces soldats noirs qui ont tiré et tué sur leurs parents alors que c’est le commandant Mohamed Ould Vaida qui les a tués.

Voila la méthode macabre, barbare que le commandant utilisait durant des années dans la région du fleuve. Des soldats traumatisés veulent parler, témoigner voire même dénoncer ces monstres qui les commandaient mais ils ont dans la conscience qu’ils risquent d’y laisser la vie. En vérité, ces soldats n’ont pas peur de la mort mais ils savent mieux que quiconque, ils n’ont pas de chefs mais des tueurs de sang froid qui  dorment tranquillement sur leurs deux oreilles sans regret ni remord. Un ancien soldat avoue qu’il est difficile de se sacrifier pour des populations qu’on manipule comme des  objets, des marionnettes, qui croient à tout ce qu’on leur dit. Il me dira qu’il a vu un vieux de 70 ans, le commandant Ould Vaida a exigé qu’il  creuse une tombe pendant plus de 2heures de temps sous une chaleur terrible, un sol dur comme du béton  et il l’a enterré vivant dans cette tombe. Il y’a des secrets militaires qu’on veut donner, seulement, nous  savons que des officiers  hauts rangs vont éliminer beaucoup de soldats. Il y a lieu aussi de signaler,  les auteurs de crimes sont bien placés, ils ont les moyens de l’état et utilisent certains proches complices des assassinats Haalpoular qui partent salir une catégorie de militaires parmi des soldats issus  la communauté Haratine. Il soutiendra  que les soldats Haratine sont  à la merci de tout le monde, certains généraux Haalpoular doivent leur carrière qu’en acceptant d’être complices. Puis il enchérit en disant, je suis sûr si les Haratine avaient accepté d’être aussi complices comme certains Haalpouar, ils n’auront pas plus d’officiers de Ould  Taya jusqu’au pouvoir du président Ould Abdel  Aziz que les Haratine mais la verité éclatera un jour j’espère. A la question pourquoi Aziz déteste les Haratine ? Il me répond parce que le président est un soldat malgré tout, il sait que les soldats Haratine ne sont pas des rigolos ni des hommes faciles à embarquer sur des histoires d’argent. Nous sommes très attachés à mener en bon terme nos missions sans arrière pensée politicienne.


Tout au long de la mission dans le fleuve du Sénégal, il y a eu un seul jeune soldat mort, il s’appelle Moktar du quartier  premier- Théarette, il est enterré à Bababé sur la montagne, là ou se trouve  la base militaire actuellement. Il a été tué lors d’un accrochage avec des voleurs du bétail, en représailles, le commandant Ould Vaida positionne ses troupes devant un village de l’autre côté de la frontière au Sénégal à 6h du matin. Il donne  l’ordre  dès que les habitants du village finissent leur prière, à raser la mosquée en première, puis tout le village. Le village fut rasé en moins d’une heure, il était tellement fou de rage, il tirait sur du batail, sur tout ce qui bouge en disant que les auteurs de l’accrochage sont de ce village là.

Diko Hanoune  

samedi 15 juillet 2017

Vidéo-Paris : Biram Dah Abeid dénonce l’oppression dû à l’Afrophobie en Mauritanie


Tout de suite débarqué à l'aéroport Charles De Gaulle, venant des États-Unis d'Amérique, le président des réseaux IRA, Biram Dah Abeid, s'est dirigé au Trocadéro à Paris ou les différentes factions politiques et civiles mauritaniennes représentées en France, étaient rassemblées pour dire non au coup d'État constitutionnel de Mohamed Ould Abdelaziz.
Le discours du président d'IRA-Mauritanie.


« Comme vous le savez, le pays a été toujours usurpé, pris en otage par toujours une poignée de personne qui se reproduit, qui a toujours un chef mais un chef qui reproduit les habitudes des premiers chefs ; qui ont toujours gouvernés par le racisme, l’esclavage, par le déni d’égalité entre les mauritaniens….. »

Aujourd'hui 15 juillet 2017


Reportage photos 








jeudi 13 juillet 2017

Le système électoral mauritanien est injuste.



Avis aux électeurs mauritaniens. 

L'opposition démocratique mauritanienne doit se battre pour qu'il y ait un seuil, voire quotas  d'invalidité d'une élection, par exemple une élection qui n'a pas eu la mobilisation  au  moins de 50% d'électeurs potentiels inscrits dans les listes électorales ne peut être valide  pour donner plus du crédit au processus d'un  boycott électoral imposé aux opposants.  

Dans l'état actuel des choses, même 10 électeurs qui  voteraient  le  projet d’un référendum illégal qu’il soit, ils valideront les conneries du putschiste  général Mohamed Ould Abdel Aziz et sa clique. Voilà la raison qui le pousse souvent  à faire  boycotter toutes les élections,  l'opposition démocratique  pour lui  laisser le champ  libre à son  impopulaire régime. 

Le jour du référendum, il faudra que les électeurs du NON soient plus nombreux que  ceux du  OUI à défaut d'un seuil de pourcentage d’une  participation exigée par le code électoral  qui valide ou invalide  l'élection automatiquement. Le pouvoir du général Aziz use et abuse d'un duel pernicieux qu'il a gagné d'avance sans laisser aucun choix aux autres. Une élection présidentielle boycottée par tous, l'unique voix du général lui-même à sa faveur, lui donne droit de déclarer sa victoire, n’est ce pas absurde ? 


Il nous faudra  un minimum de participation d'électeurs pour valider une  élection si l’on veut que les choses évoluent avec le boycott. J'exhorte,  ceux qui ont la possibilité de voter, à le faire en faveur du NON aux modifications constitutionnelles. C'est la seule carte jouable sur l'échec du système militaire très policier mis en place en Mauritanie depuis l'arrivée de soldats déserteurs  sur la scène politique. 


Diko hanoune 

lundi 10 juillet 2017

Droit de réponse: VINCENT DICKO HANOUNE CONDAMNÉ PAR LE TGI DE PARIS POUR DIFFAMATION ENVERS ABDOULAYE DIAGANA ET OULD JEILANY


             
En attendant de recevoir cette condamnation à mon absence et celui de mon avocat, je vous laisse découvrir ce que disent mes adversaires  qui s’adonnent avec excès de zèle  à faire un tapage incroyable autour d’une condamnation en diffamation comme si je suis le premier et le dernier à être condamné pour diffamation. Chose étrange, mes adversaires qui disaient hier seulement à qui voulait les entendre que je ne représente rien à leurs yeux, pourquoi alors gaspiller toute leur énergie sur quelqu’un qui ne représente rien à leurs yeux ? A noter également, la procédure judiciaire n’est pas fini, donc c’est très tôt de se réjouir. Si demain, je suis relaxé, ils vont devoir republier d’autres articles dans le sens contraire ou inverse.



PS : Ne cherchez pas l’article incriminé dans cette plainte en diffamation dans mon blog ni ailleurs, il a été supprimé depuis en mars 2015 sur demande de plusieurs amis de mes adversaires mais également mes propres amis que les auteurs de la plainte avaient  promis le retrait de leur plainte qui s’avère aujourd’hui  un mensonge tellement gros, qui fait oublier ma condamnation. Ils ont beaux à vouloir berner le public, leur mensonge reste entier, j’avais averti tous mes amis et partenaires qu’ils ne respecteront rien tellement qu’ils sont de mauvaise foi, il fallait laisser la justice trancher, me demander le retrait de l’article, suivi d’un texte à publier mais bon, voila leur vraie nature qui apparaît au grand jour. Trompé les gens n’a jamais été un métier payant. La vie nous réserve d’autres surprises certainement plus hallucinantes que celle-ci. 

C'est quoi mon regret au jour d'aujourd'hui? Evidemment d'avoir cédé sitôt en supprimant l'article incriminé en question tout en sachant que mes adversaires sont de mauvaise foi. Ma consolation? C'est de savoir que la faille ne vient pas de militants, de mes amis, mes proches et partenaires, des journalistes également, tout ce monde se sent   trahi et embarqué dans des mensonges et fausse promesse la fin des procédures. Tout le monde prétendait  les deux plaignants sont de "bonne foi" pour trouver une solution définitive sans passer par la justice, un exemplaire  du coran dans la main arpentant  des bars parisiens pour jurer, ben alors, qu'en est-il aujourd'hui? 

Diko Hanoune avait-il raison ou non? Ces hommes et femmes qui utilisent leur plume pour mettre en danger des militants abolitionnistes qui croupissent dans des bagnes illégalement, auront toujours des articles ripostes à ce qu'ils publient. Des procédures en diffamation peuvent être engagées N fois  contre ma personne, cela n’empêchera jamais qu'on dénonce l’inexactitude des fausses informations tirées des cheveux qu'ils publient pour salir notre combat, notre cause dont certains iront jusqu'à chanter que la lutte contre l'esclavage est un "fonds de commerce" pour nous. 

Ce ne sont pas le faux témoignage d'un beau frère (histoire d'un témoignage familial) devant le tribunal de paris qui fera taire Diko, non, il faudra couper ma tête pour me faire taire définitivement. Nos adversaires ne sont pas les seuls à connaitre les procédures ni les seuls ayant le droit des plaintes. Le plus dur reste à venir, ce n'est pas le début mais la fin. 



Bonne Lecture
DIKO Hanoune

Déclaration : l’AMEES suit avec une attention toute particulière les conflits fonciers nombreux et virulents dans la Wilaya du Guidimakha


Association Mauritanienne         المنظمة الموريتانية  
pour l’Eradication de l’Esclavage   للقضـاء علي العبودية
et ses Séquelles            و رواسبها 
Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008   وصل رقم 0103/و.د/15/01/2008
Tél. : (+222) 41 37 71 04 / 36 60 89 19  /  19 89 60 36  41 37 71 04هاتف :(00222)
Email : ameeskofo@gmail.com       ameeskofo@gmail.com البريد الكتروني :
Nouakchott – Mauritanie    انواكشوط –  موريتانيا


Déclaration


En cette période de début de saison d’hivernage, l’AMEES suit avec une attention toute particulière les conflits fonciers nombreux et virulents dans la Wilaya du Guidimakha, entre cultivateurs et éleveurs mais surtout au sein de la communauté Sooninke, où les propriétaires traditionnels s’évertuent à monopoliser les terres agricoles au détriment de leurs anciens esclaves et obligés en faisant totalement fi de la réglementation foncière officielle en vigueur.
À titre d’exemples :

conflit entre population de cultivateurs de Khabou et  éleveurs Peuls de  Dubogne ;
conflit de Niéliba entre le vieux Tombe Koné et ses anciens maîtres, conflit qui traîne dans les dossiers du Hakem de Selibaby ;
conflit de Tachott Botokholo  entre propriétaires traditionnels et anciens esclaves sans terre pour leur culture de mil et d’arachides dossier qui traîne également à la préfecture de Selibaby.
À Mbeïdiya Sakha (Gorillakhé) des propriétaires traditionnels ont empêché des paysans anciens esclaves d’accéder à leurs champs mis en valeur depuis des années ;
Le conflit de Dafort entre le vieux Silima Diarra et la fratrie Camara de Hayané vient en fin de trouver une solution grâce à la fermeté du Hakem de Ould Yengé sur l’application de l’ordonnance n° 83127 du 05 juin 1983 et son décret d’application n° 2010.08 du 31 mars 2010 portant reforme foncière l’AMEES lui demande de délivrer enfin un titre de propriétaire officiel au vieux Diarra.


L’AMEES qui suit au quotidien ces conflits, demande à toutes les autorités administratives, Wali et Hakems du Guidimakha de veiller au respect strict de la réglementation foncière afin de ne pas compromettre les efforts des paysans pauvres en cette année où la saison d’hivernage suscite beaucoup d’espoir.



Nouakchott, le 10 juillet 2017

Le Bureau Exécutif

VINCENT DICKO HANOUNE CONDAMNÉ PAR LE TGI DE PARIS POUR DIFFAMATION ENVERS ABDOULAYE DIAGANA ET OULD JEILANY

                    Image tirée de Kassataya.com 


En attendant de recevoir cette condamnation à mon absence et celui de mon avocat, je vous laisse découvrir ce que disent mes adversaires  qui s’adonnent avec excès de zèle  à faire un tapage incroyable autour d’une condamnation en diffamation comme si je suis le premier et le dernier à être condamné pour diffamation. Chose étrange, mes adversaires qui disaient hier seulement à qui voulait les entendre que je ne représente rien à leurs yeux, pourquoi alors gaspiller toute leur énergie sur quelqu’un qui ne représente rien à leurs yeux ? A noter également, la procédure judiciaire n’est pas fini, donc c’est très tôt de se réjouir. Si demain, je suis relaxé, ils vont devoir republier d’autres articles dans le sens contraire.

Bonne Lecture
DIKO Hanoune

PS : Ne cherchez pas l’article incriminé dans cette plainte en diffamation dans mon blog ni ailleurs, il a été supprimé depuis en mars 2015 sur demande de plusieurs amis de mes adversaires mais également mes propres amis que les auteurs de la plainte avaient  promis le retrait de leur plainte qui s’avère aujourd’hui  un mensonge tellement gros, qui fait oublier ma condamnation. Ils ont beaux à vouloir berner le public, leur mensonge reste entier, j’avais averti tous mes amis et partenaires qu’ils ne respecteront rien tellement qu’ils sont de mauvaise foi, il fallait laisser la justice trancher, me demander le retrait de l’article, suivi d’un texte à publier mais bon, voila leur vraie nature qui apparait au grand jour. Trompé les gens n’a jamais été un métier payant. La vie nous réserve d’autres surprises certainement plus hallucinantes que celle-ci.





(Le 7 juillet 2017, la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné Vincent Dicko (de son état-civil) dit Hanoune Dicko pour diffamation envers Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany.
Quelques jours après avoir publié les accusations mensongères et diffamatoires, le condamné,Vincent Diko Hanoune, se croyant tout puissant et à l’abri de la justice, fanfaronnait et lançait un défi dans les termes suivants (reproduits tels quels, y compris avec les fautes) :
« La justice Française n’est pas sous les ordres des chiens de gardes en garde à vous du système raciste et esclavagiste mauritanien, Diagana Abdoullaye et Mohamd Abba Jeilany ; je serai très honoré d’accueillir votre plainte qui ne tardera à être démonté en mille morceaux, donnant ainsi l’occasion aux gens de lire sur vos vrais hideux visages, vos vraies natures de quadrillons s’adonnant à la délation, l’hypocrisie et les mensonges. Bien entendu, j’espère que cette plainte sera une occasion pour  les autorités françaises de nettoyer le sol français des vampires, et d’agents de renseignements Mauritaniens, qui se sont faits passés comme des refugiés politiques ou immigrés ? ». (Propos non poursuivis).
Nous avons donc pris au mot Vincent Diko Hanoune et avons demandé à la justice française de dire le droit sur cette affaire (article du 7 février 2014). Les motivations du tribunal sont sans ambiguïté : « Il est patent que, comme le soutiennent les parties civiles, les propos de Vincent Diko leur imputent d’être des traitres à la cause de l’opposition mauritanienne en exil et des agents de la sécurité mauritanienne… ». Le tribunal poursuit ses motivations en disant « qu’il s’agit INCONTESTABLEMENT, d’une part, de faits précis pouvant faire l’objet d’un débat probatoire, d’autre part, d’allégations attentatoires à l’honneur et à la réputation » de Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany qui se voient « imputer des comportements soit constitutifs de graves infractions pénales soit contraires à la morale commune ». Le tribunal conclut que « l’ensemble des propos poursuivis doit être considéré comme diffamatoire ». Il reconnait Vincent Dikocoupable du délit de diffamation publique envers particuliers, en l’occurrence Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany.
Sur la peine, Vincent Diko Hanoune est condamné à une amende de 500€ avec sursis.
Sur l’action civile, Vincent Diko Hanoune est condamné à verser à Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany la somme de 2000€ chacun à titre de dommages et intérêts (4000€ au total).
Vincent Diko Hanoune est condamné à leur verser 2000€ chacun à titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais irrépétibles : avocat, huissiers…) ; soit au total 4000€.
M. Vincent Dicko Hanoune est condamné à publier sur son blog le communiqué suivant :
« Par jugement en date du 7 juillet 2017, la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné Monsieur Vincent Diko Hanoune pour avoir diffamé publiquement Messieurs Mohamed Abba Ould Sidi Ould Jeilany et Abdoulaye Diagana dans un article mis en ligne le 7 février 2014 et intitulé « Abdoullaye Diagana et son ami Mohamed Abba Ould Jeilany sabote les efforts des cadres mauritaniens de l’extérieur CCME ».
Dit que ce communiqué devra occuper l’intégralité d’un encadré de 400x400 pixels hors toute publicité, en page d’accueil du site.
Dit qu’elle devra intervenir dans un délai de 15 jours à compter de la date à laquelle le jugement aura revêtu un caractère définitif sous astreinte de 500€ par jour de retard.
Voilà donc ce qu’a dit la justice française en laquelle Vincent Diko Hanoune place sa confiance en nous demandant de nous adresser à elle. Elle ne peut pas être qualifiée de justice aux ordres. Elle veille à ce que les citoyens accèdent à leurs droits et que certains ne s’arrogent pas le droit d’agresser impunément d’autres.
C’est le lieu de rappeler ici que nous aurions aimé nous passer de cette procédure. Mais la haine tenace et irrationnelle et la mauvaise foi caractérisée en dépit du bon sens nous auront imposé cette épreuve. Nous nous demandons encore pourquoi, malgré notre parcours, notre passé et notre présent qui ont, tous les jours, milité en notre faveur et nous ont lavés de ces accusations ignobles si éloignées de ce que nous sommes, Vincent Diko Hanoune et certains de ses proches s’acharnent à nous jeter dans un camp qui n’est pas le nôtre. A qui profitent toute cette haine, cette énergie gaspillée, ce temps perdu ? En tout cas pas au camp de ceux qui ont jusqu’ici lutté pour mettre fin aux injustices en Mauritanie, camp dont nous nous réclamons aujourd’hui plus que jamais.
Pour que le débat serein et constructif reprenne le dessus et qu’on se penche sur les véritables maux de la Mauritanie, nous prévenons que nous ne laisserons plus jamais passer calomnies, dénigrements, diffamations, accusations gratuites et mensongères et autres procès en sorcellerie. Que chacune et chacun prenne ses responsabilités et réponde de ses actes. A bon entendeur salut.
Fait à Paris, le, 10 juillet 2017.
Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany)


mardi 4 juillet 2017

Esclavage, discrimination et religion en Mauritanie



Esclavage, discrimination et religion en Mauritanie :
 Les dilemmes de la république islamique, à l’épreuve du G5 Sahel


I. Un abus de plus, dans une dérive sans bruit

En catimini, les députés votaient, le vendredi 9 juin 2017, un projet de loi portant pénalisation de la discrimination. Au paragraphe premier de l’article 10, il est stipulé : « quiconque encourage un discours incendiaire contre le rite officiel de la République islamique de Mauritanie est puni d’un (1) an à cinq (5) ans d’emprisonnement ».

Au moment de présenter le texte aux élus, le Ministre de la Justice, avocat dans une vie antérieure, rassurait : « la loi est générale et impersonnelle et ne vise pas une personne ou une frange en particulier pas plus qu’elle ne vise à faire taire une quelconque voix, ni punir quelqu’un, qui s’exprime contre l’injustice mais, au contraire, essaie de protéger la société et de préserver la cohésion au sein de ses composantes ». Quand un juriste commence par s’excuser, il convient d’appréhender la suite.

Le fait, constant, est que le pays s’enfonce, depuis quelques années, dans une régression intellectuelle sans précédent, sous l’influence d’une nébuleuse salafiste, aux sources de financement dont l’opacité se drape de dévotion. Les promoteurs les plus zélés de la théocratie par doses homéopathiques se recrutent, aussi bien, parmi les notables acquis au pouvoir que ceux ouvertement affiliés à l’Internationale islamiste. Leur émulation au pire ne cesse de précipiter la Mauritanie,  naguère terre d’élection soufie, dans la littéralité aliénante du wahhabisme. A force de dissimulation et de patience, confortées par la résignation des élus et le populisme des dirigeants, une nouvelle Talibanie s’enracine, sans coup férir, doucement.  L’avenir du jihadisme en Afrique de l’Ouest dépend de la constance avec laquelle la dérive de l’extrémisme confortera son emprise sur les institutions et le territoire poireux de la Mauritanie. Au moment où Nouakchott accueille le siège de la coalition antiterroriste G5 Sahel, dispositif désormais sous caution des Nations unies, les partenaires extérieurs se gardent bien d’évoquer la réalité d’une radicalisation irréversible. Paresse, négligence et abus de complaisance contribuent à accentuer l’évolution en cours vers l’émergence, graduelle, d’un modèle de gouvernement à vocation jihadiste. Quasiment à ciel ouvert, la Mauritanie abrite, aujourd’hui, le laboratoire le plus avancé, sur l’aire ouest-africaine, dans la confection et la diffusion industrielles d’une idéologie de la haine et du meurtre de masse, en comparaison de quoi le nazisme passerait bientôt pour une attrapade de recréation.  De sombres prédicateurs appellent à l’homicide et excitent à la xénophobie confessionnelle, sans jamais susciter la curiosité d’un juge. Ici, l’on peut désormais tuer son voisin après l’avoir dépouillé et assassiner ses parents dès lors qu’un jurisconsulte les excommunierait. Etes-vous tenté de régler un mécompte avec quelque fâcheux ? Réputez-le ennemi de l’Islam, il sera occis par la foule avant que d’avoir plaidé !!

Le dessein du tout-religieux vient couvrir, du voile de la piété et de l’unicité de la Umma, un modèle de conservation sociale que marquent la verticalité, la contrainte morale, la préséance de naissance, la mentalité du racisme outrancier et l’attachement aux privilèges indus. Sous la dérive du fanatisme à l’œuvre en Mauritanie, se profile la fuite éperdue vers le déni, parmi la communauté des anciens maîtres d’esclaves ; devant le défi menaçant de la montée des revendications de citoyenneté et d’équité, les tenants de la supériorité par le gène n’ont plus que la religion pour refuge ; il s’en servent, à présent, comme bouclier et arme de destruction massive.

II. Quand un gouvernement légalise l’extrémisme religieux

En cette ère de duplicité où bien des Etats musulmans se débattent avec l’extrémisme qui les fonde - au point de s’accuser mutuellement d’apologie du terrorisme - quelques interrogations légitimes s’imposent : en légiférant avec tant de maladresse, qui et quoi le gouvernement mauritanien cherche-t-il à protéger ? La question prend un relief singulier si l’on garde à l’esprit qu’il n’existe aucune solution religieuse à la violence éponyme ; l’ironie du paradoxe réside dans ce que la plupart des pays producteurs et exportateurs du projet de contrôle des consciences, de l’habillement et de l’intimité, appliquent, dans leurs lois, l’essentiel de l’agenda d’uniformisation consubstantiel au jihadisme. Un Etat qui partage à plus de 90% la doctrine et le substrat moral des terroristes, est-il en mesure de la combattre ? Voilà une question à quoi le législateur mauritanien vient d’apporter une réponse non dénuée de cynisme, avec, cependant, une pointe d’humour dans la volonté d’autodestruction.

Les promoteurs de la diversion arguent, par des canaux obliques, de leur détermination à ériger un mur contre l’intolérance, que le pouvoir impute aux Frères musulmans, présumés poulains du Qatar. Or, prenant fait et cause pour l’Arabie Saoudite, dans une querelle entre des royautés aussi exotiques qu’étrangères à son environnement, la Mauritanie ne mesure dans quel piège risible elle s’enferre : quand Riad reproche à Doha, de soutenir le terrorisme, la décence commande de sourire. Le 25 juin 2017, lors de la prière de fin du Ramadan, l’autoproclamé Grand Mufti, et imam de la mosquée centrale de Nouakchott, suggérait l’interdiction du Chiisme, à cause, expliquait-il, de ses « fausses croyances » ; quelques jours avant, il dénouait, dans une vidéo d’anthologie, les finesses juridiques et la licéité du mariage entre humain et djinn. Il trouva même matière à interdire l’union d’une musulmane avec un esprit mécréant sauf si ce dernier venait à se convertir !!! Evidemment, en vertu du nouveau texte de loi, toute moquerie à son égard relèverait du « …discours incendiaire…». Hormis le comique des circonstances survolées ici, l’absurdité de loi du 9 juin 2017 se vérifie ailleurs :

1. La notion de « rite officiel », en l’occurrence le malékisme, pose problème ; nulle disposition de la Constitution ne précise une telle qualité ni ne dit, a fortiori, un quelconque rapport de conformité, de l’Etat, à l’obédience sunnite ; l’école malékite n’en est qu’une expression parmi 4, au total. L’article 5, « l'islam est la religion du peuple et de l'État » consacre l’unicité confessionnelle du pays mais sans en préciser le détail.

2. Tout aussi trouble s’avère le lien entre une norme supposée punir les discriminations entre citoyens et la consécration d’une doctrine du lien à Dieu. Un Etat moderne, dit « de droit », de surcroît régi par le pluralisme, les élections et la limitation du mandat présidentiel, est-il fondé à régir l’avenir post-mortem des citoyens ? Là, encore, la Mauritanie innove et de belle façon : plus la misère, l’insalubrité, la maladie débordent l’action publique, davantage le gouvernement s’investit pour réserver, à ses administrés morts, les conditions optimales du séjour au Paradis. Le déplacement de compétence, en réalité un judicieux transfert d’irresponsabilité, comporte, pour ses bénéficiaires, l’assurance de l’impunité ici-bas. Aucun trépassé ne reviendra réclamer la restitution des droits bafoués. Et quant le Prince inique ne craint Dieu, il s’emploie, inversement, à favoriser cette crainte parmi ses sujets. Le tour est joué !

III. Instrumentaliser la foi pour subjuguer

En Mauritanie, l’esclavage hérité reste encore répandu, aussi bien dans ses illustrations concrètes qu’au travers des rapports psychologiques et symboliques de domination. Si la pratique prévalait, naguère, dans toutes les communautés ethniques, sa perpétuité, au sein des populations arabo-berbères, reflète encore le modèle originel de la servitude par ascendance ; dans ce schéma multiséculaire d’exploitation de l’homme par l’homme, les Hratin (captifs et descendants) se transmettent, d’une génération à la suivante, leur condition de parias, corvéables, marginalisés et, cependant, indispensables à la cohérence pyramidale de l’inégalité de naissance, pilier de l’équilibre social. Au fil des siècles, les Hratin ont été entretenus dans l’illusion que « le paradis se trouve sous les pieds du maître». L’efficacité du mécanisme de domestication mentale, prenait le relais de la force brute et dressait ainsi les personnes asservies, aux réflexes d’une docilité étirable à l’infini; les victimes grandissent dans l’acceptation, pieuse, de leur sort, sous peine, sinon, de s’exposer à la colère divine. Dépourvus d’éducation de nature à entretenir l’esprit critique et de moyens de subsistance susceptibles de garantir l’autonomie alimentaire, la plupart se croyaient esclaves par la volonté de Dieu.  Leur prise de conscience et volonté d’émancipations finissaient, toujours, par se figer devant l’objection effrayante de l’impiété. Sous le coup du chantage, ils courbaient l’échine ; ultime dissuasion, le risque de rôtir en enfer aplanissait leur docilité.

Au cours du dernier siècle, l’esclavage a été abrogé, en théorie, à trois reprises. Pour la première fois, en 1905, un décret prévoit l’application, sur le territoire de la Mauritanie, de la loi française de 1848, dite d’abolition, sur l’étendue des colonies. L’interdiction par défaut viendra, ensuite, dans la première Constitution (1961) qui se référait, en son préambule, aux principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Suite à l’indignation suscitée par la vente, en 1980, sur la place du marché d’Atar, d’une esclave prénommée M’barka, les autorités de l’époque décidèrent d’une nouvelle mesure; ainsi,  l’ordonnance no 081-234 du 9 novembre 1981 mettait un terme, du moins en titre, à une oppression immémoriale.

Contre la persistance du phénomène, l’Etat mauritanien a dû revenir à la charge, par deux fois, au début du 21ème siècle. Aussi, fut votée, la loi 025/2003 portant répression de la traite des personnes qui incrimine l’enrôlement, le transport et le transfert des humains, par la force ou sous la menace, à des fins d’exploitation sexuelle ou économique ; suivront, le 3 septembre 2007, l’incrimination expresse de l’esclavage et la pénalisation des pratiques associés.

En plus de l’arsenal juridique interne, la Mauritanie est partie à la plupart des instruments internationaux relatifs à la protection de la dignité humaine ; ici, il nous faut citer un arsenal impressionnant : « Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, Convention relative aux droits de l’enfant, Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. Elle adhère également aux textes internationaux, ci-après, qui interdisent – expressément - les pratiques esclavagistes: Convention relative à l’esclavage de 1926 et Protocole amendant la Convention relative à l’esclavage, Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage de 1956, Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, la Convention no 138 de l’Organisation internationale du travail (Oit) concernant l’âge minimum d’admission à l’emploi, la Convention no 182 de l’Oit concernant l’interdiction des pires  formes de travail des enfants et l’action immédiate en vue de leur élimination et, enfin, la Convention no 29 de l’Oit concernant le travail forcé ou obligatoire. »

IV. Du déni au dédoublement

Malgré la profusion de textes législatifs contre l’esclavage, l’usage, multiséculaire, persiste et mue. Le camp des défenseurs de la domination ne se cache d’œuvrer à maintenir des rapports sociaux de type inégalitaire ;  le déni mécanique de l’esclavage  que cultivent les élites dirigeantes, procède des symptômes de cette cécité volontaire sur le cours de l’histoire ; il referme, surtout, une incitation à se taire, adressée aux magistrats et personnels de la sécurité publique; il en résulte l’immunité des auteurs d’actes d’esclavage avérés, lesquels échappent, presque toujours, à la sanction.

Le statuquo perdure : en Mauritanie, il est toujours fait révérence et référence aux prosateurs d’ouvrages de droit - conçus entre les 10e et 14e siècles - juristes et exégètes malékites[1], qui glosaient sur la traite des êtres humains, leurs castration, viol, vente, acquisition et soumission à des usages humiliants et dégradants : dans ces livres, les faits d’esclavage sont codifiées en contradiction flagrante avec l’esprit de la Révélation et la geste du Prophète de l’Islam. Ainsi, les partisans de la méthode douce objectaient-ils aux abolitionnistes : « malgré l’oppression dont vous vous sentez victimes, vous et nous sommes quand même, tous musulmans ». Les abolitionnistes leur répliquaient, non sans malice : « hier, à la pire époque de l’esclavage, nous étions, vous et nous, tout aussi musulmans ». Il résulte de cette contradiction point assumée par une majorité de mauritaniens, une espèce de schizophrénie ontologique où l’on convoque la religion pour légitimer a priori et justifier a posteriori. Si les islamistes locaux se sont enfin rangés à la dénonciation de l’esclavage traditionnel, en des termes qui n’autorisent plus d’ambiguïté, la plupart restent chevillés à un corpus dans lequel la figure du serviteur, sujet humain sans personnalité propre, organise la matrice même de l’épistémologie du droit.  

Ces textes et attitudes - que le projet de loi tend à préserver de la réfutation – sont enseignés, en Mauritanie, dans le cursus des cycles de formation des imams, des jurisconsultes, juges, administrateurs civils, officiers de police judiciaire, personnels de gestion du culte, du statut personnel et des successions, des tribunaux et des auxiliaires de justice. L’Etat mauritanien subventionne l’apprentissage doctrinal de la discrimination et de la violence, fondées sur la race et la croyance et ce, en infraction à ses engagements internationaux. Pire, la quasi-totalité des écoles coraniques (Mahadhra) professent ce modèle de suprématie et l’entourent ainsi de l’immunité, dans un pays où le législateur  punit, de mort,  5 crimes d’opinion, sans lien causal à l’homicide : les infractions d’apostasie, de blasphème et de refus de prier se distinguent par leur caractère immatériel. Désormais, l’article 10 précité élargit le champ du soupçon, donc le potentiel d’incrimination de ces chefs aggravés. Demain, en vertu de la nouvelle loi, n’importe quel juge un tantinet chatouilleux, dispose de la faculté d’exposer un citoyen à la peine capitale. Il lui suffit de constater l’atteinte au « rite officiel » avant d’extrapoler un délit d’intention, telle la Zendagha, passible de l’élimination physique, à l’article 306, alinéa 4, du code pénal. Des voix s’élèvent, régulièrement, dans certaines mosquées et sur les réseaux sociaux, pour réclamer la liquidation des militants de la dignité humaine, notamment les femmes ; certaines ont essuyé des menaces d’assassinat, agrémentées du détail clinique de l’exécution, tels les sévices des yeux arrachés et la crucifixion. Il n’y eut aucune poursuite.

Dans ce contexte et par défiance au bloc conservateur, l’organisation interdite Ira – Mauritanie organisait,  le 27 avril 2012, la prière hebdomadaire du vendredi sur une place au centre de Riyad, un quartier populaire de Nouakchott ; à l’issue du rituel, il fut procédé à l’incinération d’exemplaires des ouvrages du code négrier, cités dessus. L’acte provoqua, envers les militants abolitionnistes, une réaction disproportionnée en sa brutalité, de la part des autorités et d’une partie de l’opinion ; celles-ci jouissaient alors d’une situation de monopole éditorial ; il s’ensuivit, quelques semaines durant, un véritable matraquage par les média d’Etat et la majorité de la presse libre ; la mainmise ethno-tribale sur les moyens de communications trahissait, alors une ampleur telle que la superstructure intellectuelle dévoilait sa vocation à défendre et proroger la durée de vie du système d’hégémonie.

V. Propositions pour une avancée qualitative

Dans un élan d’adéquation au temps présent, la situation des Droits humains en Mauritanie requiert d’amplifier le souffle libérateur du lendemain des années de dictature militaire. Depuis les 10ème aux 14ème siècles, l’humanité a réalisé et partage d’importants progrès dont la dynamique se poursuivra, sans discontinuer. La Mauritanie, si elle tient encore à survivre, ne saurait figer son entendement, ses facultés et les élans de son espérance, dans l’imitation de l’ancienne Arabie.

Aujourd’hui, il convient de se mobiliser, pour déconstruire, ensemble, le processus d’aliénation et de déculturation qui ensable le pays et l’étouffe, sous une surenchère de ténèbres ; le fanatisme et l’outrance dans l’effusion de sang sont la promesse, oui, la rançon prévisible d’un tel égarement. Sahel, Nigéria, Cameroun, Somalie, littoral Swahili, Syrie, Irak, Yémen, Pakistan, Afghanistan, Philippines, Maldives, monarchies du Golfe, Iran écrivent en lettres d’hémoglobine, autant de pages ouvertes qui se donnent à lire et méditer par des gens doués de discernement.

A rebours de l’immersion irréversible du monde arabe dans la virulence de ses démons déchaînés, il appartient, aux mauritaniens – qui sont des sahéliens - de susciter un cadre d’échange et de réflexion afin de reformuler une perception de leur devenir, dans ses dimensions, à la fois métaphysique et séculière ; là, une stratégie nationale d’éradication du racisme et des discriminations puiserait sa substance. La Mauritanie n’est pas une satrapie orientale ; à le devenir, elle ne gagnerait que le règne de la peur, de l’hypocrisie et de la misogynie ; pour l’instant, la société, angoissée par les sermons de la culpabilité et du péché et culturellement désarticulée, abdique son identité ; elle se noie dans le recours systématique à la Fatwa et se confectionne des généalogies fantaisistes dans un rapport de plus en plus complexé à son histoire.  Les berbères deviennent des Qoraïchites, les Hassan se prétendent de la famille du Prophète (Psl) à moins de se découvrir une ascendance auprès de l’un des 5 premiers Califes ;  les braves Peuls du Macina et du Futa en arrivent à convoiter un résidu de filiation périphérique, aux confins de Médine, la ville des Ansar ; comment s’étonner que cette Mauritanie de la réification et de la mésestime de soi, commence, un jour, à produire une génération de jeunes, gavés au Jihad ?  Aux yeux de la génération élevée dans la honte de ses ancêtres, l’acmé de la vertu réside, dorénavant, dans le succès à accomplir la forme la plus vicieuse du suicide : celui qui tue les autres. L’arabisation du début des années 1980 mûrit ; après l’amertume du premier fruit lors de la tentative d’épuration ethnique en 1986-1991, elle livre enfin, sa moisson vénéneuse, le salafisme.

Envers et contre la pente de l’anéantissement collectif, le gouvernement mauritanien devrait se ressaisir et accepter l’organisation, avec la société civile, d’un débat de franchise et d’audace, pour :

- Analyser, hors de toute censure, l’histoire de l’esclavage dans le monde arabo-musulman, faire ressortir le message juste, humaniste et libérateur de l’Islam mais aussi s’inspirer de l’expérience profane en matière de promotion de l’universalisme, de l’instruction libre et de la double sacralité du corps et de la vie ;

- Soumettre à l’examen critique, certaines sources du rite malékite et mettre en évidence leurs contradictions manifestes, avec la Constitution, le droit interne et les engagements internationaux de la Mauritanie ; la levée des restrictions légales à la recherche et à l’expression des idées requiert l’abrogation de tous les délits intellectuels, à commencer par le fameux article 10 susmentionné ;

- Harmoniser la législation mauritanienne sur l’esclavage et les ségrégations, afin d’abroger les défaillances, erreurs, contradictions, omissions et vides, possibles alibis en faveur des contrevenants incriminés;

- Entretenir, entre experts d’horizons différents, un débat sur des approches matérielles et de formation, au profit – exclusif - des Hratin, pour l’éradication de l’esclavage et de son legs mental.

03 Juillet 2017



Balla Touré, consultant, agro environnementaliste, activiste des Droits humains/IRA – Mauritanie.

Biram Dah Abeid, juriste, historien, activiste des Droits humains/IRA – Mauritanie, Candidat aux élections présidentielles en Mauritanie, prix des droits de l’Homme de l’ONU, 2013, parmi les hundred Times les plus influents au monde en 2017.

Jemal Ould Sid' Ahmed Yessa, universitaire, politiste, spécialiste du Jihad subsaharien.



samedi 1 juillet 2017

Gaye TRAORE président ARMEPES-France réagit aux propos odieux de Hadiétou GANDEGA.

Gaye Traoré président de l'association des Ressortissants Mauritaniens pour l'Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles (ARMEPES-France), qui est l’un des éminents membres fondateurs du groupe Whatsapp GANBANAAXU FEDDE a réagi aux propos haineux, virulents, vulgaires sur les Haratine, qu’a adressé un féodal immigré soninké, vivant en France, le dénommé Hadiétou GANDEGA, natif du village de Djedjebiné. Le président ARMEPES-France explique pourquoi et dans quelle condition, ils avaient décidé de créer cette association suite aux audios d’un (érudit cheikh) soninké basé en Arabie-Saoudite, qui s’appelle Mohamad TOURE qui utilise certains (versets coraniques) pour justifier l’esclavage traditionnel, coutumier dans le milieu Soninké. 

Ces audios longs de l’érudit ont blessé, choqué beaucoup de gens, car, ça ne sert à rien de dire dès l’aube jusqu’au coucher du soleil, on est tous des frères alors que ce n’est pas vrai au fond de nous-mêmes, c’est de l’hypocrisie. Que Dieu nous en garde. On constate facilement l’immense émotion qui se dégage à travers ces propos, il défend que certaines femmes Haratine chargées bêtement par M. GANDEGA, qu’il a insulté, ramassé copieusement, peuvent être ses tantes, ses grand-mères, les ascendantes de ses arrières parents. Le respect veut que celui qui peut être votre père ou mère, soit votre père et mère. Se sont des propos très violents, idiots, dans son audio, il a cité certains noms de familles seulement qu’il considère comme les propriétaires du Guidumakha. Tous les noms à connotation Bambara sont considérés comme des esclaves sans droit dans le Guidumakha. 

Si GANDEGA Hadietou dit, Dicko n’est pas soninké, qu’il y ait le courage de dire aussi Traoré, Diarra, Cissokho, Konaté etc…, ne sont pas soninkés puisque la philosophie d’exclusion est là, elle ne touche pas seulement les Dicko. D’autant plus le discours qu’il a tenu, les noms de familles qu’il met en avant : Gandéga, Camara, Soumaré, Sokhona , Cissé etc…, c’est eux les vrais soninkés détenteurs du Guidumakha selon lui; à vrai dire, Il n’y a pas que lui qui pense comme ça. Le ministre de l’environnement de l’actuel gouvernement, M. Camara Amedi a tenu récemment les mêmes propos, il a été longuement applaudit à la maison des jeunes par le parti au pouvoir (UPR) dans sa campagne du soutien au referendum pour la modification constitutionnelle initiée par le président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz qu’il compte organiser très prochainement. 
Bonne écoute.



mardi 27 juin 2017

Communiqué de soutien aux victimes de torture

 

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA - Mauritanie

Le 26 juin est la journée internationale de soutien  aux victimes de torture, IRA – Mauritanie    rappelle que la torture est utilisée en Mauritanie  pour réduire au silence les militants anti-esclavagistes de notre organisation.
C’est ainsi que deux militants de IRA – Mauritanie, en l’occurrence  Abdallahi Maatala Saleck et Moussa Bilal Biram croupissent toujours dans les geôles du système esclavagiste et raciste du système mauritanien. Ils sont détenus dans le bagne Bir Mogrein, a 1200 kms de leur famille, en cellule d’isolement et après avoir subi toutes les formes de torture.  Nous soupçonnons que leur détention est prolongée  jusqu’à  ce que les traces de torture ne soient plus visibles pour témoigner.
Depuis leur transfert de Zouerate à Bir Mogrein le le 19 décembre, ils n’ont reçu aucune visite de leur famille, ni de leurs avocats encore moins de médecin.

Après le refus du Parquet de Nouakchott de considérer la plainte introduite par les treize (13) militants anti esclavagistes, les détenus ont porté la même plainte devant le président du tribunal de la cours criminelle de Nouakchott, qui les jugeait en août 2016 et devant le président de la cours d'appel de Zouerate qui les jugeait le 14 novembre 2016 et les deux ont débouté les plaignants.
 Le 3 novembre 2016 les victimes se plaignirent par l'intermédiaire de leurs avocats au tribunal de grande instance de Paris et  ont porté plainte  sous forme de communication auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, pour que l’Etat mauritanien soit condamné, ensuite, les victimes de torture susnommés déposèrent plainte devant la Rapporteur Spéciale des Nations-Unies sur la torture et autres pratiques dégradantes.

Nous  soupçonnons que leur détention est maintenue jusqu’à  ce que les traces visibles de torture soient effacées afin qu’ils ne puissent faire des témoignages vivants.
Nous lançons un appel urgent a la communauté nationale et internationale ainsi  qu’aux militants des droits de l’homme pour intervenir auprès des autorités mauritaniennes pour obtenir sans délai et sans condition la libération des détenus d’opinion Abdallahi Maatala Saleck et Moussa Bilal Biram injustement incarcérés.


Bruxelles le 26/6/2017                             La commission de communication

Hadietou GANDEGA le vulgaire nègre négrier soninké à Paris (Villetaneuse)


Quand l’état Mauritanien nie l’esclavage, les esclavagistes mauritaniens maures et leurs féodaux noirs disent haut et fort le contraire dans les réseaux sociaux. Cet homme qui s’appelle Hadietou GANDEGA s’en prend à Diko, à la communauté Haratine en générale, exhorte les esclavagistes soninké en France  et partout dans le monde à s’en prendre à Diko parce qu’il combat l’esclavage pour soi-disant disperser les soninké. Selon ses propos, la fin de l’esclavage, sera la fin de la communauté Soninké. Des propos d’une rare violence dans l’extrême vulgarité. Un gourou extrémiste  immigré en France qui joue sur la fibre islamiste pour galvaniser les soninkés à s’en prendre aux abolitionnistes Mauritaniens, qui  se prend comme le roi Wagadou soninké de la France. C’est ressortissant de Djadjebiné dans le Guidumakha.

Ci-dessous, la traduction de l’essentiel des propos qu’il a publié dans un groupe Whatsapp qu’ils ont appelé «  DEMOCRATIYA ISLAMIQUE » qui demandent le châtiment de militants des droits humains. Des propos qui ont fait le tour du monde.

«Mes  bonjours  aux membres du groupe Democratiya islamique, monsieur le président Moussa Camara, mes salutations à tous, je remercie   Dieu   le tout-puissant de nous accompagner jusqu'à la fin de ce mois béni du Ramadan. Democratiya nous sommes avec vous, je vous oublie pas et on vous néglige pas,  nous ne baisseront pas les têtes également.
 Dieu merci, regardez tout ce monde dans ces groupes qu’on appelle  democratiya islamique, regardez  tous ces villageois dans ces groupes democratiya, regardez  les noms de familles qui sont dans les villages du Guidimakha , des noms :  Camara,  Cissé, Gandega, Sokhona, Soumaré etc…

 C'est ça les vrais noms  Soninké, qui  a entendu déjà  un DIKO Soninké ?  Cela  n'existe pas,  tout homme sur terre qui porte le nom DIKO, qui dit, qu’il est  soninké ment, qu’il vient me voir. Soninko, ne soyez pas  fou autour d'une personne qui n'a pas pu sensibiliser ses propres parents qui sont  les Haratine, qui portent les sacs du riz lourds jusqu'à qu'ils crèvent  sous le poids de ces sacs. Nous savons ses parents Haratine n’ont même  pas un lieu pour s’abriter, c’est très bien fait pour eux,  ils habitent  sous des bâches et huttes qui ne méritent aucun respect.  

 Dans le patronyme de  noms Soninké , Diko Soninké, Baby Soninké,  ça n'existe pas, ce sont des Haratine , quand on trouve ces gens-là, marchez sur eux  en les mettant de côté.
 Leur rôle ou place est semblable à celui des  animaux qu’on envoie   à la cherche d'eau très loin de la hutte du maitre, à faire  des travaux durs, pénibles.  Même pour aller chercher l'eau, les maures refusent qu’ils prennent des ânes en les obligeant à porter les gourdes d’eau, faites en peau d’animaux sur leurs épaules, sur leurs têtes etc…. parce que les animaux sont mieux respectés qu’eux dans la société. Se sont de personnes qui ne connaissent même pas leur parent donc ne méritent aucun respect……. »