Translate

samedi 20 janvier 2018

Des propos gravissimes de Moustapha Camara nègre féodal, l’esclavagiste complexé.

Vous êtes avec Moustapha Camara, président du groupe Whassap qu’ils ont  appelé grossièrement « Démocratia-Islamique ». Il harangue :   « Dans ce groupe, il n’y aura pas une seule femme parmi nous, jamais, ni  caste maraboutique, ni esclave, ni  Mangou (caste considérée dans le milieu soninké comme les modérateurs). Que cela soit claire pour tous les membres ici; il n’y aura que nous les Tounkalémou « esclavagistes méchants, durs », ces familles répugnantes féodales avec le pouvoir  car le Guidimakha nous appartient … » Mais ce pauvre type se croit où ? Il se prend pour qui ? Bon Dieu !

Ce groupe dans le réseau  Whassapp, qui fait la promotion des coutumes esclavagistes ancestrales depuis la France,   sont soutenus, couverts, renforcés depuis la Mauritanie par le ministre de l’environnement du gouvernement Yahya Ould Hadémine, Mr Amédi Camara,  du conseiller du président Aziz, M. Sidney Sokhona,  M. Dibira Bakary, membre du protocole à la présidence Mauritanienne. Moustapha Camara répète haut et fort  qu’ils dénonceront tout mauritanien qui entrave leurs activités promotionnelles des vestiges de coutumes ancestrales esclavagistes une fois sur le sol Mauritanien en vacances ou visite familiale.  

Bizarrement, on trouve ce Moustapha Camara, l’hypocrite menteur ressortissant du village de Daffort, qui avait affiché fièrement une photo montage de lui pour dire  « Non à l’esclavage en Libye ». Allez comprendre qu’est ce qui se trame dans la tête de ces nègres féodaux complexés ?

Écoutez attentivement les propos du président du mystérieux groupe Whatsapp appelé abusivement "démocratia islamique" Moustapha Camara!

Un mot transcription de la teneur de ses propos ahurissants contre l'ordre constitutionnel de Mauritanie dans le Guidimagha. 

S'adressant à ces partenaires de la féodalité soninkée du Guidimagha mauritanien, il dit qu'ils sont les propriétaires exclusifs du Guidimagha en tant que fils de familles régnantes. Il explique que comme dans le passé, tout doit se décider que par eux seuls et aujourd'hui ils sont engagés dans un combat pour défendre leurs positions du régime coutumier soninké qui est rappelons le, féodal et esclavagiste. Il a encouragé ses camarades dans son discours réactionnaire et discriminatoire, que tout autre élément doit être exclu au cœur de leurs projets antidémocratiques et anti-républicains. Il a nommé clairement les autres composantes sociales soninkée comme subalternes et indignes (mangou, komo et d'autres) de la cause du Guidimagha féodal qu'il veut restaurer aujourd'hui.


La belle conclusion par une leçon magistrale salon le Coran et la Sunna,  est faite par l’audio de l’érudit  Cheikh Ahmadou Cissokho, depuis Dakar qui dit : « Avant de dire que les arabes sont mauvais, les arabes  rabaissent les noirs, est ce que nous ne rabaissons pas entre nous les noirs, entre  nous les soninko »? Merci Cheikh Ahmadou Cissokho pour la mise au point qui tombe à pique. 

jeudi 18 janvier 2018

Vidéo. Biram appelle la communauté internationale "à surveiller ce qui se passe en Mauritanie"


Le président d’IRA-Mauritanie a donné mercredi à Nouakchott le ton en perspective de l’élection présidentielle de 2019. Biram Dah Abeida promis "une lutte sans merci" au président Ould Abdel Aziz si ce dernier tenterait de manipuler la Constitution pour se présenter en 2019.


"2019 constitue une date importante pour le peuple mauritanien, pour la liberté et l’affranchissement du peuple mauritanien. Nous allons nous tenir debout. Nous n’allons pas plier l’échine", a déclaré le président d’IRA-Mauritanie, Biram Dah Abeid, lors d’une conférence de presse, sur la libération de neuf militants d’IRA-Mauritanie, arrêtés le 15 janvier, par la police lors d’une marche à Nouakchott.



Il y’a quelques semaines, des voix de la majorité, à l’image du député Ould Teyib, vice-président de l’assemblée nationale, ont appelé de leurs vœux le président Aziz à se présenter en 2019, ce que lui interdit la constitution mauritanienne laquelle limite à deux le mandat présidentiel.



L’intéressé, plusieurs fois interrogé sur le sujet, a soutenu qu’il s’en tiendrait au respect de la Constitution. Une assurance loin de convaincre le prix des Nations unies pour les Droits de l’Homme, arguant que "Mohamed Ould Abdel Aziz est en train de faire le vide autour de lui et de neutraliser ses potentiels concurrents".



"Nous invitons la communauté internationale à regarder de près à ce qui se passe en Mauritanie, à surveiller ce qui se passe en Mauritanie, à observer ce qui se passe en Mauritanie", a lancé Biram Dah Abeid qui a appelé à la mise sur pied d’"un front populaire national" pour faire face au "régime hors la loi" du président Mohamed Ould Abdel Aziz.



©Cridem / 18 janvier 2018



Communiqué de presse: Série de concertations du président des réseaux IRA



مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Communiqué de presse

Dans le cadre de recherche continue de consensus face aux défis pendants et prévisibles en Mauritanie, le Président Biram Dah Abeid vient d’entamer, avec ses pairs de l’opposition et de la société civile, une série de concertations. Celles-ci tendent, toutes, à favoriser, avant l’élection du Président de la république en de 2019, les bases d’une alternance au sommet de l’Etat, afin de soustraire le pays, de manière structurelle et définitive, à l’hypothèque du gouvernement militaire.

Ainsi, Biram Dah Abeid a-t-il rencontré :

le 29 décembre 2017, Messaoud Ould Boulkheir, de l’Alliance Populaire Progressiste (APP).
le 30 décembre 2017, Ahmed Ould Daddah, du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD).
le 2 janvier 2018, Lo Gourmo Abdul et d’autres membres dirigeants de l’Union des Forces du Progrès (UFP).
le 4 janvier, Hamidou Baba Kane, du Mouvement Pour la Refondation (MPR).
le 5 janvier, Mohamed Ould Dahane, de Touche Pas à ma Constitution (Tpmc,).
le 7 janvier, Samba Thiam Forces Progressistes pour le Changement (FPC) Mr Samba Thiam.
le 7 janvier, Mohamed Mahmoud Seyidi, du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (Tawassoul).
le 8 janvier, Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM).
le 8 janvier, Ibrahima Moctar Sarr, de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD/MR).
le 9 janvier, Mohamed Ould Maouloud, de l’Union des Forces du Progrès (UFP).
Le 10 janvier, Samory Beye de Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM).
Le 11 janvier, Le chef de file de l’opposition démocratique, Mr Hassane Ould Mohamed, le président du Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme Mr Sarr Mamadou, la Coalition Action contre la Discrimination Raciale et l’Exclusion (CADRE), Mr Fara Oumar Ba, le président du parti WIAM, Mr Boidiel Houmeyd.
Le 12 janvier, le président de SOS esclaves, Mr Boubacar Messaoud

La dynamique se poursuivra en vue de s’élargir à  l’ensemble des acteurs, bien au-delà des clivages et distinctions observés jusqu’ici entre opposition « radicale », « boycottiste », « dialoguiste » et/ou « participative » ; de même dépassera-t-elle la diversité associative, qu’elle soit porteuse d’alternative socio-économique ou dans le domaine des droits humains.

Est-il besoin de le rappeler,  il ne s’agit, ici, de la requête d’une personne ou d’une entité spécifique mais d’un processus fécond qui doit s’épanouir pour imposer la faculté du changement démocratique, dans la transparence, le respect de la légalité et le primat du suffrage universel direct sur le chantage des armes et l’influence de l’argent.

L’objectif ne consiste à susciter la révolte, la confrontation ni même la compétition de deux camps ; non, la présente démarche vise à créer et asseoir, par la négociation du cadre préalable, les règles d’un jeu pacifié et juste où le dernier mot reviendrait au verdict des urnes. Grâce à un minimum d’entente sur les conditions formelles du pluralisme et la nécessaire impartialité du gouvernement sortant, la Mauritanie s’économiserait bien des épreuves et une dépense inutile d’énergie, sous peine, sinon, d’endurer l’épuisement fatal, au terme d’une décennie de déconfiture.

Nouakchott, le 18/01/2018     

La Commission de communication   
           








mardi 16 janvier 2018

Communiqué: Conférence de presse d'IRA-Mauritanie du 16 janvier 2018


مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Conférence de presse d'IRA-Mauritanie du 16 janvier 2018
Communiqué

IRA-Mauritanie, déterminée à jouer pleinement son rôle d'organisation généraliste des droits humains et avant-gardiste, a organisé une marche pacifique de protestation contre l'impunité des crimes de sang et les disparitions forcées  qui continuent de prolonger le deuil de centaines de mauritaniennes et de mauritaniens, veuves, mères ou orphelins; contre  les poursuites judiciaires à caractère politique et la détention arbitraire. A cette occasion et pour ces thèmes, les photos des martyrs d'Inal étaient arborées ainsi que celles des militants d'IRA – Mauritanie  incarcérés à Birmogrein ou du sénateur Mohamed ould Ghadda. Les slogans étaient scandés contre l'impunité, l'arbitraire, le racisme ou l'esclavage, des maux que le régime de Mohamed ould Abdelaziz ne cesse d'aggraver et d'alimenter.

Les bataillons de la police, très nombreux et lourdement armés, avec à leur tête, un inspecteur de police, tortionnaire notoire, du nom de Mohamed Lemine ould Sidi, se lancèrent à l'assaut des manifestants pacifiques utilisant une violence gratuite, disproportionnée et indicible. Et, malgré le nombre élevé de militants arrêtés, et les blessures très graves, notamment celles des militants Abdallahi Abou Diop (section IRA de Riyadh) et Abdallahi Hemmet (section IRA de Arafat); les deux blessés graves, transportés aux urgences de l'hôpital national de Nouakchott, se sont vus refuser la délivrance par la police de la réquisition sanitaire qui leur permet d’être soignés aussitôt et de  s'en prévaloir devant la loi. Cette obstruction à un droit élémentaire, relève de la pratique hors-la-loi des éléments tortionnaires qui gangrènent les différents corps sécuritaires en Mauritanie.

Néanmoins, IRA – Mauritanie se réserve le droit de poursuivre devant les juridictions nationales et internationales toutes les personnes impliquées dans ces crimes et délits.
IRA – Mauritanie  réitère aux tenants du régime, sa ferme détermination à continuer la lutte pour défaire le régime et obliger Mohamed ould Abdelaziz à respecter la loi et céder le pouvoir  à la date constitutionnelle de 2019.

IRA – Mauritanie convie la société civile et politique en Mauritanie, à rompre avec la résignation, la peur et la démission pour inaugurer des actions légales et pacifiques, de militantisme, à l'image de IRA – Mauritanie, car seule cette option pourra redonner l'initiative au peuple face à un pouvoir qui prospère sur le silence, la peur et l’inertie des élites et des populations.

IRA – Mauritanie  interpelle la communauté internationale pour qu'elle observe minutieusement, les comportements, les pratiques et les moyens, illégaux et prohibés, mis en œuvre par le régime de Mohamed ould Abdelaziz pour réduire toutes tentatives d'expression légale et pacifique, par le droit de manifester, de s'associer ou de s'exprimer.
IRA – Mauritanie convie toutes ses militantes et ses militants, à continuer la mobilisation, par l’expression de leur solidarité avec les détenus,  pour démystifier le pouvoir de l'oppression et de la contrefaçon.

Voici la liste des militants d'IRA – Mauritanie, arrêtes suite a la marche contre l'impunité et les détentions arbitraires le 15 janvier 2018.
1- Samba Sidi
2- Youssouf Mohamed
3-Sabbar Moussa
4-Mama Ahmed
5-Lalla Kory
6-Aicha Biram
7-Cheikh Samba
8-Sidi Mohamed Salem
9-Mohamed Hamidine
10-Abdallahi Abou Diop
11-Abdallahi Hemmett
12-Abbass Ely
13-Mohamed Lemine Rabi



Nouakchott le 16 janvier 2018              La commission de communication












lundi 15 janvier 2018

Communiqué de presse: Nouvelles arrestations dans les rangs d’IRA – Mauritanie


De militants ensanglantés
La photo d'un militant d'IRA - Mauritanie couvert de sang, victime de la répression aveugle des forces de l'ordre lors de la manifestation pacifique organisée par IRA ce lundi 15 janvier 2018​

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Communiqué de presse
Nouvelles arrestations dans les rangs d’IRA – Mauritanie

IRA-Mauritanie a prévu de sortir dans une marche pacifique lundi 15 janvier 2018 arborant les photos des victimes d'exécutions à caractère raciste à Inal et ailleurs sur le territoire national, mais aussi les photos des militants d'IRA incarcérés à Birmogrein, ainsi que l'effigie du sénateur Mohamed Ould Ghadda et son codétenu Mohamed ould Mohamd Mabareck, et les deux photos du poète Abdallahi ould Bouna et de l'homme d'affaires Moussa ould Mkhaitrat.

Cette marche vise à attirer l'attention de l'opinion publique nationale et internationale, qu'en Mauritanie, les victimes des crimes d'État ne sont pas oubliés et que l'exigence de la libération immédiate et sans condition des détenus d'opinion, est une priorité et une préoccupation nationale.

Très tôt le matin, les unités des corps sécuritaires ont quadrillé les rues de Nouakchott, la capitale mauritanienne et procédé à plusieurs arrestations dans les rangs des activistes du mouvement Abolitionniste. Mais cette mesure n'a pas empêché les militants « iraouis » de décembre avec force au carrefour de la Polyclinique pour marcher vers le siège des Nations-Unies au carrefour BMD.
La police, armée de matraques, de gourdins,  a utilisé la violence indicible contre les manifestants pacifiques; des arrestations en nombre indéterminé ont été orchestrées, des militantes et des militants, gravement blessés ont été admis aux services des urgences de l'hôpital de Nouakchott.



Nouakchott le 15/01/2018                    La commission de communication









Note d’alerte: MAURITANIE : COMMENT TORTURER UN NOIR ET S’EN VANTER


I. LES FAITS

1. Le 11 janvier, les réseaux sociaux mauritaniens, notamment les groupes de discussion WhatshApp et Facebook, diffusaient deux vidéo d’une séance de torture infligée, par des maures, aux voix jeunes, à un  descendant d’esclave, un Hartani, prénommé Ethmane. Les circonstances, la cause, le lieu et la date restaient indéterminés. L’échange verbal, entre les protagonistes, laisse entrevoir la probabilité d’une expédition punitive, suite à une tentative de larcin ; les tortionnaires, qui filment la scène et s’y expriment distinctement, non sans l’agonir la victime d’insultes et exigent l’identité de son complice. Hamza, l’un des assaillants, réclame, en réparation du préjudice allégué, que le présumé voleur lui cède son épouse, pour une nuit. Ethmane, ensanglanté, y compris à l’entrejambe, supplie, demande pardon et sanglote ; des soufflets  pleuvent sur sa tête, bandée au niveau des yeux. Dans le second film, d’à peine quelques secondes, le visage tuméfié témoigne de coups et blessures portés en réunion. Tout le dialogue se déroule en Hassaniya, l’Arabe vernaculaire du Sahara.

2. La famille de Ethmane Ould Brahim prétend que ses assaillants l’ont interpellé, en soirée du dimanche 7 janvier, à proximité d’un restaurant de la commune de populaire de Dar Naïm, pour lui demander du feu, avant de se mettre à le ruer de coups. Dans l’enregistrement audio que Hamza envoie à son ami, le premier raconte plutôt l’histoire d’une intrusion chez lui, tard dans la nuit, à 3h30 mn. Il aurait alors poursuivi et maîtrisé l’inconnu qui fuyait pour escalader le mur ; après une empoignade entre les deux, le présumé voleur, muni d’une épée, aurait été neutralisé, par un une entaille de tournevis aux côtes. Des proches, appelés en renfort, accourent, grâce à appel téléphonique ; ils décident, ensemble, de le conduire, dans la malle arrière d’un véhicule, à la plage de Nouakchott, située 7 kilomètres plus loin. Là, toujours selon la voix, ils le molestent copieusement à plusieurs et éteignent des mégots de cigarettes dans son anus. Le témoin précise : « nous n’avons pas voulu filmer cette scène à cause d’éventuels ennuis ». Sur le ton de la moquerie et l’accent du sarcasme, des mots d’insultes à l’endroit des « nègres esclaves » ponctuent le récit.

3. L’ouvrage achevé, les exécutants jettent leur proie inanimée dans le Commissariat de police de Dar Naïm I, au lever du jour. Hamza dit être rentré chez lui pour s’endormir. Ismaël Ould Brahim, le frère de Ethmane, apprend l’évènement dès le 8 janvier mais ne parvient à le rencontrer que le lendemain. Le vendredi 12, il se rend au bureau du Procureur près le tribunal de Nouakchott-nord et lui montre la vidéo de la séance de torture ; ce dernier promet de diligenter une enquête.  Parmi le groupe de tortionnaires, sont formellement reconnus un gendarme dénommé Cheikhna Ould Issaoui, Hamza Youssouf et, ironie du sort, un Saddam ; l’un d’eux exercerait le métier de médecin.
Le 14 janvier, Ethmane, présenté par une partie de la presse comme un délinquant multirécidiviste, poursuivait sa garde-à-vue ; à la même date, les lyncheurs jouissaient d’une entière liberté.

II. L’ENVIRONNEMENT

2. Le racisme, en Mauritanie, ne constitue en rien une nouveauté. Il relève d’une banalité sociale dont témoignent des siècles d’esclavage et deux décennies de persécution des ethnies négro-africaines du Sud. L’insolite, ici, réside, dans  l’usage assumé de sévices, relevant de la privatisation de la justice, par des auteurs peu enclins à l’anonymat ; leur volonté de se donner en exemple, au travers de l’image, témoigne d’une certaine sérénité. Pour parvenir à un tel degré d’assurance, il fallait, aux apprentis suprématistes, la certitude de l’impunité.

3. Certes la Mauritanie dispose de lois exemplaires en matière de promotion de l’égalité et de répression des atteintes à l’intégrité du corps mais elles ne servent, in fine, qu’à occulter la permanence des crimes prétendument combattus. Une juridiction spécialisée dans les pratiques serviles et le trafic de personnes, une loi contre la stigmatisation, un mécanisme de pénalisation des traitements inhumains et dégradants se soldent, jusqu’ici, par l’absence de condamnation. Pourtant, comme l’attestent plusieurs rapports internationaux, le pays s’immerge dans la violation de la dignité des gens ; plus l’arsenal du droit s’enrichit, davantage s’aggravent les situations visées. Les partenaires extérieurs, quelquefois par  naïveté, souvent en vertu du cynisme de la patience, misent sur « les engagements », le « renforcement des capacités », la ratification des conventions et traités et autres diversions à l’épreuve desquels les oligarchies du Tiers-monde excellent.

4. Déni officiel et complaisance extérieure se conjuguent, alors, au nom de la non-ingérence, pour perpétuer des pouvoirs de prédation et de brutalité. La Mauritanie confirme l’usage ; bien plus qu’ailleurs, l’étranger diplomate risque, assez vite, d’y succomber aux cadeaux et sirènes de l’hospitalité vicieuse ; en contrepartie d’un regard flou sur le présent et les perspectives d’un système de domination voué à se reproduire par la violence à la fois symbolique et physique, il recueillera bien des faveurs. Aujourd’hui, l’hégémonie ethno-tribale bénéficie d’une quasi-connivence dans le reste du monde. Or, évidence du paradoxe, l’essence « racialiste » de l’oppression s’appuie sur un potentiel d’extrémisme religieux en diffusion accélérée dans la sous-région. La République islamo-arabiste de Mauritanie, projet de Talibanie incrustée entre de l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, n’a pas encore épuisé ses ressources d’inhumanité. Le pire arrive.
III. QUE FAIRE ?

5. Il ne s’agit plus de dénoncer, encore moins d’argumenter, tant l’itération de telles bavures jalonne la lutte pour une Mauritanie émancipée des privilèges de naissance, sur le chemin de la rationalité et en adéquation au cours de l’histoire. L’effort de la non-violence, vers la rupture, suivra sa nature conflictuelle parce qu’aucune construction sociale ne consent d’elle-même à renier l’iniquité qui la fonde et en garantit la reproduction. Dans cet espace d’ignominie où torturer un noir, en 2018, tient de la distraction, il n’y a désormais de communauté de destin, non plus d’avenir en commun. L’immunité des uns produit la révolte des autres. Ainsi évolue le genre humain.
Nouakchott, le 15 janvier 2018

Conscience et Résistance (Cr, association social-démocrate, écologiste et laïque, non autorisée).

Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (
Ira, association anti-esclavagiste, non autorisée).

dimanche 14 janvier 2018

Communiqué de presse: le président d'IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid a rendu visite au collectif des femmes veuves


مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Communiqué de presse
Le vendredi 12 janvier 2018, le président d'IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid a rendu visite au collectif des femmes veuves ou ayant perdu leurs fils au cours des tueries collectives qui ont visé les noirs de Mauritanie et surtout la communauté poularophone entre les années 89-99.

Mère Houleye Sall et Maimouna Sy, étaient à la tête des braves femmes qui attendaient le leader abolitionniste dans le siège de l'organisation à Sebkha, Nouakchott. Prenant la parole après le mot de bienvenue de Maimouna Sy, Biram Dah Abeid a réitéré son engagement et son sermon en faveur de la cause et devant Dieu et les hommes, jusqu'à l'éclosion de la vérité, l'effectivité de la justice et l'application des réparations.

Les femmes veuves et mères des martyrs, de leur côté, ont exprimé leur gratitude au président d'IRA – Mauritanie  et leur soutien total à sa lutte inlassable et courageuse pour une Mauritanie de justice, d'égalité et de liberté, un engagement dans lequel elles se reconnaissent ainsi que leur cause. Elles diront de surcroît que leur combat avec celui de Biram Dah Abeid se confondent en ce sens que pendant leur arrestation, le 28 novembre 2017 à Kaedi, les enquêteurs de la police, s'étaient focalisés sur des questions du genre:
Connaissez-vous Biram?
Biram vous a-t-il financé pour venir à Kaédi?
Biram vous a-t-il  organisé et encadré?

Les femmes et mères des martyrs ont loué les efforts et soutiens que les militants d'IRA – Mauritanie  ne cessent de les épauler dans leur combat et surtout les deux membres de la coordination IRA de Nouakchott, Kaw Lo et Tijani Tandia qui les ont accompagné et soutenu pendant leur manifestation et arrestation à Kaédi le 28 novembre 2017.

Nouakchott le 14/01/2018      

Commission de communication



dimanche 7 janvier 2018

Communiqué de presse: Rencontre de BDA avec la frange des mauritaniens actifs dans la pêche artisanale.



مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie


Le 5 janvier 2018, à l'initiative du président de  l'association des pêcheurs wolof originaires des départements de Keur Macène, Rosso et Rkiz, Yali Ndiaye, le président d'IRA – Mauritanie, Biram Dah Abeid, à rendu visite à un regroupement de membres de ce secteur à Sebkha (Nouakchott). Les pêcheurs ont voulu rencontrer le leader abolitionniste pour lui exprimer leur soutien et pour l'édifier sur les obstacles de plus en plus grands que les autorités mauritaniennes mettent devant les travailleurs affiliés à ce secteur.

Yali Ndiaye, l'initiateur de la rencontre, à loué l'engagement du président d'IRA auprès des différentes couches de la société luttant pour leurs émancipations; il a rappelé l'esprit de sacrifice et l'espoir qu'insuffle IRA – Mauritanie et son leader aux populations mauritaniennes assoiffées de changement pouvant bannir à jamais le racisme, la discrimination, mais aussi la corruption et l'injustice en tout genre.  Yali Ndiaye a incité l'assemblée à appuyer IRA et son président dans leurs efforts pour une nouvelle Mauritanie.

Ensuite ce fut le tour du vieux Alioune Fall, doyen du groupe, qui appelle au soutien inconditionnel à IRA – Mauritanie et fond en larmes; Alioune Fall salue les sacrifices de Biram Dah Abeid et déplore que lui et ses semblables soient relégués par le système à la loge de citoyens de seconde zone à cause de leur langue et de leur couleur.

Idrissa Teuw, un sexagénaire, avec beaucoup d'amertume s'apitoie sur le sort des générations présentes et futures parmi les populations noires de Mauritanie. Teuw affirme qu'il a assisté à la sortie de plusieurs vagues de pêcheurs artisanaux composées uniquement de noirs alors que d'autres écoles d'excellence forment uniquement des arabo-berbères. Il affirme qu'avec ce partage de tâche voulu et orchestré par l'État la domination raciale s'officialise et s'enracine.

Enfin le professeur Cheikh Seye, professant à Ndiago, membre d'IRA – Mauritanie section Keur Macene, a fustigé la politique du régime mauritanien qui agit pour mettre en péril l'éducation des enfants noirs de Mauritanie; il s'appuie sur l'exemple du collège de Ndiago: un collège dont l'effectif normal des professeurs est de neuf (9) professeurs alors que le ministère de l'éducation mauritanien n'a doté ce collège que de trois(3); donc six(6) matières de moins dont les mathématiques. Seye dénonce une politique officielle de sape contre les enfants des populations noires de Mauritanie.

Biram Dah Abeid remercia l'assemblée et félicita Yali Ndiaye de son engagement et de sa persévérance comme membre dirigeant actif d'IRA – Mauritanie; il assura l'assemblée de la détermination d'IRA à prendre en charge tous les problèmes douloureux invoqués; cette prise en charge, dira Biram Dah Abeid en substance, sera dans le cadre de l'action militante, légale et pacifique d'IRA dans le cadre de sa vision pour la Mauritanie, les droits humains, la paix sociale et le bien-être de tous. Biram Dah Abeid dira aussi que les questions qui taraudent le pays auront aussi un cadre de résolution au sein du programme du projet de société que le candidat aux élections présidentielles en 2019, Biram Dah Abeid, va proposer aux MAURITANIENS.
BDA appelle à la persévérance dans le combat pacifique, la patience et la démarche d'unité.



Nouakchott le 07/01/2018                              la commission de communication