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vendredi 16 février 2018

Mauritanie : Halte à cette propagande mensongère de l’avocat Jemal Mohamed Taleb.

Depuis un certain temps, l’avocat franco-mauritanien, Jemal Mohamed Taleb déverse toute sorte de grossièreté, d’insanité sur les ONG internationales, les ONG mauritaniennes et les militants abolitionnistes dans son l’élan de couvrir coûte qu’au coûte les graves violations des droits humains du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a pris l’assaut de cette chaîne Africa24 qu’il  manipule et véhicule des fausses informations à sa guise,  induisant en erreur des journalistes et animateurs TV, qui nous refusent le droit de riposte à ces accusations sans fondement sur leur écran TV. Il est vrai, nous n’avons pas d’argent à distribuer ni de billets d’avion à fortiori des comptes bancaires bien garnis. M. Jemal est souvent le seul invité qui donne sa version,  sa vision, c'est-à-dire, il est juge et parti pris dans tout ce qui concerne la Mauritanie au niveau de cette chaîne TV. Un signe d’une forme de dictature médiatique n’est ce pas ? Comment peut-on faire une émission spéciale sur l’ONG Sherpa sans avoir avisé ni invité la direction de cette organisation pour se justifier ? Peut-on parler du sérieux ou l’impartialité de cette chaîne ?    

Que disent-ils: « L’association Sherpa est accusée de corruption en raison de ses liens avec Mohamed Bouamatou. L’association de lutte contre la corruption aurait bénéficié du financement de ce multimillionnaire et opposant du chef de l’Etat. »

Est-il interdit, qu’une ONG ou un parti politique reçoit le financement d’une entreprise où d’un homme d’affaire,  qui  s’oppose voire même partisan d’un régime ? Qui sont les bailleurs de fonds, les généreux donateurs des partis politiques et ONG en Europe et partout ailleurs ? Pourquoi Jemal Mohamed Taleb et leur fameux correspondant dans l’émission Africa24 depuis Nouakchott, M. Daddah Fadel, sont devenus subitement des aveugles amnésiques qui ont oubliés, si vite que le premier à avoir bénéficié  la générosité de l’homme d’affaire Mauritanien  qu’ils cherchent à abattre sur des futilités, n’est autre que Mohamed Ould Abdel Aziz en personne lors de son putsch illégal en 2008? L’ingratitude n’a jamais été une recette payante. Pourtant, le régime mauritanien finance des institutions et  ONG fantômes à coût de milliards par an au détriment des populations pour louer des réalisations et progrès chimériques, pourquoi cela ne dérange pas Jemal et le régime qu’il défend ?

Je vous cité les propos  gravissimes de Jemal Mohamed Taleb sur la chaine Africa24 : « Il y’a deux ou trois choses différentes, premier point j’aimerai planter le décore si vous me le permettez.  Moi je n’aime pas beaucoup ces organisations qui viennent sur le continent Africain ;  donner des leçons ; vraiment j’ai horreur de ça. J’en veux absolument à la cour pénale internationale de n’avoir que des africains dans ces prisons. Je trouve ça insupportable. Et puis, je n’aime pas ceux qui traquent les biens dit mal acquis, mais, comme par hasard, c’est toujours contre les africains. Une espèce de sentiment de Négrophobie qui me révolte à titre personnel…… »  

Jemal Mohamed Taleb ose accuser de « Négrophobie » les ONG qui dénoncent les biens mal acquis et les violations des droits de l’homme sur le continent Africain. Voila une chose incroyable. C’est tellement grave et grossier, car, la Mauritanie est le dernier pays  au monde à abolir l’esclavage sous contrainte, les lois que le régime nous exhibe, sont imposées par la communauté internationale sous forme d’une feuille de route et elles ne sont pas appliquées, pourquoi Jemal ne dénonce pas cette Négrophobie également ? Trouve-t-on des esclaves arabo-berbères où blancs en Mauritanie ? Bien sûr que non, les esclaves  sont tous noirs.

Pire encore, entre 1989 et 1992, plus d’un millier de soldats noirs sont exécutés sommaires dans des casernes militaires par le régime de Taya dont Ould Abdel Aziz était l’homme clé de sa sécurité qui a mis en place le BASEP, Cent vingt milles noirs ont été déportés vers le Mali et le Sénégal, sur le seul critère, qu’ils étaient noirs et s’expriment en Poular, pourquoi notre célèbre avocat ne dénonce pas cette Négrophobie ? Le régime de Nouakchott refuse de poursuivre en justice les criminels malgré les larmes des veuves et orphelins au quotidien qui réclament justice, M. Jemal, y’a-t-il pas là aussi,  une Négrophobie où seul l’occidental, peut-être  Négrophobe selon vous? Enfin, n’oubliez surtout pas que le régime de Taya que vous dites avoir combattu, l’homme clé de ce régime là, n’était autre que votre actuel champion Mohamed Ould Abdel Aziz.



Mauritanie : Solidarité avec Human Rights Watch

J'ai vu les terribles troublantes images de ce qui s'est passé pour votre équipe lors de la présentation de votre rapport aux médias et au public  Mauritanien. En plus, les autorités ont t interdit  cette conférence soit tenue dans un hôtel que vous avez loué, vraiment, c’est le summum de l'ignorance des lois et leur violation flagrante par nos dirigeants. Ceux qui commandent les institutions de l'état Mauritanien sont issus de la classe des extrémistes extrêmement dangereux.

Ils sont violents, agressifs, pervers et sèment la terreur depuis plusieurs années. Les militants abolitionnistes sont persécutés en permanence, emprisonnés sur des  accusations mensongères, des rapporteurs des nations unies sont pourchassés jusqu'à dans les locaux du palais des nations à Genève. L'état finance des ONG fantômes  qu'on nous présente comme la société civilealors qu'elles sont au service des renseignements généraux de l'état qui piègent tout le monde, les citoyens comme des étrangers qui visitent le pays.

Les ONG internationales sont qualifiées de corrompues parce qu’elles disent la vérité, les militants des droits humains mauritaniens sont traités de terroristes en intelligence avec l'extérieur, c'est-à-dire, l'occident et les juifs pour détruire, leur soi-disant état arabe
de Mauritanie.

En bref, la Mauritanie est dans une très mauvaise pente depuis plusieurs années, les généraux qui tirent les ficelles incitent les extrémistes Maures blancs à la guerre civile qu'ils ont armé et formé depuis plusieurs années. L'occident croit que le régime combat le terrorisme pendant qu'il fait l'inverse. Il loge et nourrit de dangereux terroristes qui agissent dans le Sahel qu'il utilise au besoin.

Je félicite M. Eric Goldstein, Directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch et son collègue Candy Ofime. Nous sommes entièrement dégoûtés par le comportement irresponsable, irrationnel des autorités Mauritaniennes et nous le condamnons fermement depuis plusieurs années.

Diko Hanoune / Secrétaire général de l'association des Haratine de Mauritanie en Europe ( A.H.M.E )

dimanche 11 février 2018

Mauritanie : Un vieil homme de 70 ans lynché pour avoir refusé l’esclavage.


La  loi ci-dessous est signée par Mohamed Ould Abdel Abdel Aziz, président de la république et son premier ministre actuel Yahya Ould Hadémine. Elle a été mise de côté, remise en cause directement par la tribu des Oulads Nasser dans la commune appartenant du Moughaata de Koubenni dans le Hodh El Gharbi pour libérer leurs alliés féodaux soninké. La plainte déposée par le vieux Fidi Cissokho, a été retirée sur forcing de la main par sentiment de la tribu Oulad Nasser (Nasre). Consternation générale dans tous les villages, pendant qu’un vieillard saigne du sang, les Oulads Nasser sont venus lui extorquer le retrait d’une plainte sans se préoccuper de sa santé physique et morale. L’autorité publique est la seule qui peut s’auto-saisir de ce dossier pour juger les coupables du crime. Voila pourquoi les ONG abolitionnistes demandent le droit de poursuite des bourreaux sans attendre ni passer par les victimes inconscientes à cause de la peur du puissant maître esclavagiste. Pire, ces féodaux noirs passent leur temps à insulter les Maures et Haratine, je ne comprends vraiment pas ! Enfin, ce qui est sûr, ils sont d’accord sur le principe qu’un esclave doit rester esclave, voila la conclusion. L’esclavage arrange politiquement les féodaux noirs et maures.

Article 11: Quiconque porte atteinte à l’intégrité corporelle d’une personne, en considérant qu’elle est esclave, est puni d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante mille (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.

Article 18 : Tout wali, hakem, chef d’arrondissement, officier ou agent de police judiciaire qui ne donne pas suite aux dénonciations de pratiques esclavagistes qui sont portées à sa connaissance est puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de cinq cent milles(500.000)  à un million (1.000.000)  d’ouguiyas.

Article 19 : Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave est puni d’un emprisonnement de deux (2) à six (6)  mois et d’une amende de dix milles (10.000) à deux cent milles(200.000)  ouguiyas.


Communiqué de presse:Une rencontre a eu lieu au domicile de Biram Dah Abeid




مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie


Une rencontre a eu lieu au domicile de Biram Dah Abeid, le vendredi 9 février 2018, entre la direction d'IRA – Mauritanie et les dix activistes « iraouis » arrêtés suite à la marche pacifique dénonçant l'ascension galopante des prix des denrées premières nécessité, la chute inexorable de la valeur de la monnaie, la démultiplication des impôts et taxes et le rétrécissement du pouvoir d'achat le 7 février 2018. Les dix marcheurs d'IRA, après quarante huit heures passés séparément dans les différents commissariats de police de Nouakchott, ont raconté leur calvaire, fait de  violences physiques ou verbales, de privatisations de sommeil, de nourriture, d'eau potable, de toilettes, de visites familiales et de tout contact avec l'extérieur. Les insultes à caractère raciste et dédaigneux étaient les mots dont les geôliers en chef constitués d'une seule communauté ne cachaient pas à leurs victimes leurs positions racistes et séparatistes.

IRA – Mauritanie dénonce aussi la composition mono-ethnique et monocolore des différents corps d'État en Mauritanie mais souligne à travers ce texte la prégnance du phénomène au sein de la police mauritanienne
IRA – Mauritanie enjoint à tous les militants de noter, immortaliser, archiver, toutes les informations : paroles, faits ou gestes ainsi que tout document écris, visuel ou sonore, de la part d'officiers ou autre sous-officier ou agent des forces sécuritaires s'adonnant aux crimes et ou délits de torture ou d'humiliation, aggravés par l'altitude ou les propos suprématistes.

IRA – Mauritanie lance un appel à ses militantes et militants, sympathisantes et sympathisants, à continuer la mobilisation contre l'enrichissement sans scrupule et illicite de l'entité dirigeante, à travers la montée vertigineuse et injustifiée des prix du coût de la vie et l'appauvrissement systématique des citoyens mauritaniens.

IRA – Mauritanie réitère enfin son attachement au droit légitime et constitutionnel des mauritaniens à manifester pacifiquement pour exprimer leurs positions et sentiments citoyens ainsi que la détermination de ses militantes et militants à payer le prix du refus de la confiscation par le régime de Mohamed ould Abdelaziz, du droit à manifester, à se réunir et à s'associer.

Nouakchott, le 10 février 2018.
La commission de la communication








samedi 10 février 2018

L'esclavagisme en Mauritanie: ce mal à bannir absolument


La question de l’esclavage soulevée beaucoup en Mauritanie, est une réalité indéniable . Le système féodal des castes est un sous système de l'esclavage en Mauritanie. En effet l'esclavagisme par ascendance traverse toutes les communautés et l'état dominé par la communauté arabo-berbère tient une certaine responsabilité dans la persistance de l'esclavage et ses séquelles.

Tous les êtres humais naissent libres et égaux en dignité et droits. Mais dans certains milieux on essaie de faire comprendre socialement par un formatage magnifié que la hiérarchisation sociale par les statuts est parmi nos valeurs.

La problématique de l'esclavage représente des freins à l'établissement correct d'un ordre démocratique et d'une cohésion sociale. Peut-être faute d'application mais la première loi de 1981 pendant le règne de khouna Ould Haidalla avec cette loi : (fait adopter la charia, les textes juridiques fondamentaux sont révisés par les jurisconsultes pour être mis en conformité et il en résulte entre autres l’ordonnance no 081-234 du 9 novembre 1981 abolissant officiellement l'esclavage).

En 2007   Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi  Il fait adopter par le parlement la loi no 2007–048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l'esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, son article 4 prévoit que « Quiconque réduit autrui en esclavage ou incite à aliéner sa liberté ou sa dignité ou celle d'une personne à sa charge ou sous sa tutelle, pour être réduite en esclave, est puni d'une peine d'emprisonnement de cinq à dix ans et d'une amende de cinq cent mille Ouguiyas à un million d'Ouguiyas », la loi punit aussi les fonctionnaires et juges ne portant pas assistance aux esclaves, l'apologie de l'esclavage, les complicités et les récidives. Les lois sont claires et sévères mais toujours leur application reste timide et inexistante même.  Il faut rappeler la dernière loi datant de 2015 , avec la loi 031-2015 .

Dans le pays, on y trouve toujours certaines couches du peuple qui sont la propriété de fait et symbolique d'autres selon les traditions en vigueur.

Il est impossible d’avoir des chiffres ou des statistiques sur l’esclavage en Mauritanie, car l’état ne  laisse pas faire des enquêtes sur la réalité ce qui se passe en Mauritanie. Quand  les ONG  ont essayé de faire des enquêtes à l’intérieur du pays, ils trouveront beaucoup des difficultés. Dans certaines contrées éloignées, l’esclave appartient a son maitre, il peut le frapper, le violer ou même l'éliminer. La Mauritanie est dans le monde musulman , le pays qui continue de pratiquer l'esclavage d’après l’ONG free Walke. l’esclave n’a jamais été contesté. L’islam a été instrumentalisé pour justifier la domination et le rendre acceptable. L’esclave aujourd’hui se considère propriété de son maître et il peut même s’en vanter . Pour un esclave, c’est le maître qui est son modèle, et non son père, puisque pas conditionné à une filiation totale et normale de son père. C’est son unique identité.   

Sur le volet religieux , il y'a beaucoup à dire dans la perpétuation de cet esclavagisme dans le pays. Notamment dans certains manuels , on y véhicule l'idéologie esclavagiste.
Comme le livre que le président du mouvement l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) décide de brûler en 2012.

Ces livres qui contiennent beaucoup de paragraphes sur ce que nous pouvons appeler la jurisprudence du faux, ce  qui fonde l’esclavage et les pratiques similaires qui sont à l’antipode de la vraie religion . Moukhtassar Khalil, le livre de toutes les polémiques en Mauritanie. On le trouve aussi bien dans les librairies traditionnelles  en  Mauritanie «Ce livre devient une référence pour les esclavagistes», avait dit le secrétaire aux relations extérieures de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie , Balla Touré. 

«On lit à la page 32 : “La femme esclave ne doit pas cacher son corps, contrairement à la femme libre, mais si son maître la possède et trouve un enfant avec elle, même sans mariage, elle doit se comporter comme les femmes de ‘‘bonne extraction’’ (se couvrir).» Le maître est alors autorisé à faire de son esclave «sa chose» et «à avoir avec elle des relations sexuelles, même quand elle est mariée, et ce, même devant son époux de même condition qu’elle !»

Un bref exemple sur le ca Soninkés dans le Guidimakha 10ème région de la Mauritanie.
Bref, il s’agit dans cette region, de présenter la situation de l’esclavage. Pour traiter la question de l’esclavage, nous nous somme intéressés à définir qu’est ce qu’un espace villageois soninké contemporain, ensuite les coutumes (les lada) et, les railleries et les plaisanteries chez les soninkés.

Un espace villageois soninké contemporain

Un village soninké contemporain est dirigé par le chef de village. Les villages précoloniales, les chefs étaient entouré par des ainés composé de notables, parents et issu de statu libre « Horo », de clients « Nyaxamala » des esclaves de confiances « Komo-khoro »
 L’espace villageois soninké contemporain est composé que des soninkés fermés sur eux mêmes, descendant d’un même ancêtre commun où plus généralement ayant une même origine, possédant une culture homogène et parlant une langue commune, et également une unité politique. La manière de penser, d’agir et de sentir, de ses membres est basée sur le système traditionnel.

L’appartenance à un village contemporain soninké dépend de la filiation patrilinéaire. La tribu et le clan ne permettent plus d’habiter à un village soninké. La terre est une propriété collective chez les soninkés malgré que la loi de 83 aboli les propriétés traditionnelles. Les villages soninkés institutionnalisent les lada pour que l’esclavage demeure.
Aujourd’hui les milliers dans soninkara, mais si tu as ouvert ta bouche et que tu parle d’abolition d’esclavage on te traite comme un criminel. Le système coutumier soninké est foncièrement esclavagiste par les mentalités et les comportements . C'est un monde des tabous et dénoncer cet esclavagisme est considéré comme un sacrilège.

Nous ne pouvons jamais obtenir notre liberté en faisant appel au sens moral de ces gens qui nous oppriment, nous devons nous battre jusqu'à l’obtention totale de nos droits. Nous devons quitter cette peur enfantine qui fait qu’on est traité  d’être esclave et défendre nos idées, qu’elles ressemblent ou non à celles de nos maîtres d’hier.

Nous devrons prendre en mains le destin de nos enfants en se sacrifiant pour leur éducation si nous voulons vraiment changer notre situation, cette dernière est   notre seul moyen pour se débarrasser de cette situation.

Ce combat droit être mène d’une manière pacifique et dans le respect des droit des autres car certains d’entre eux se battent régulièrement d’une manière ou d’une autre avec nous .


TRAORE DEMBA , militant abolitionniste. 

jeudi 8 février 2018

Medibougou-Mauritanie : Les esclavagistes féodaux avouent leur crime sur un vieux de 70 ans.


Medibougou-Mauritanie : Les esclavagistes féodaux avouent leur crime sur un vieux de 70 ans.

Des images qui parlent d'elles mêmes, horreur, barbarie féodale insoutenable sur le territoire Mauritanien, l’an 2018.

Nous mettons à la disposition de l’opinion nationale et internationale la preuve l’aveu des criminels féodaux issus de familles « Diawara du village Médibougou lors d’un échange familial sans complexe: « Je réponds par Aleykoum Salam, en s’adressant à un autre  Diawara depuis Angola.  Tout ce qu’on vous a raconté, est ainsi, moi-même, je suis en garde à vue depuis hier à 2h avec 11 personnes. Nous avons battu, agressé, blessé de gens, ils se soignent actuellement. L’affaire est très grave oui, il y a une délégation de maures en route pour arranger les choses mais nous ne pensons pas qu’ils arriveront, car, c’est très grave. Nous avons ce problème avec des esclaves, ce n’est pas la majorité mais ceux qui font le malin, qui refusent de se soumettre…… »  Les bourreaux féodaux se réjouissent d’avoir accompli leur crime odieux sur un vieil homme de 70 ans, il rajoute dans sa conversation : «  Notre groupe social n’a pas reçu un seul coup, nous sommes indemnes  sans égratignure»

Le village  Medibougou Mauritanie se situe vers la frontière avec le Mali, les féodaux Soninké Diawara ont organisé une rébellion contre l'état Mauritanien et son service sécuritaire. Des personnes d'ascendances serviles ont été lynchées cette nuit pour avoir refuser, rejeter des coutumes esclavagistes Laadani dans le milieu Soninké.

Parmi les victimes, il y a plusieurs blessées graves. Voilà les conséquences de cette sourde oreille que les autorités Mauritaniennes accordent à nos multiples alertes depuis plusieurs années face à la menace féodale. La presse mauritanienne censure systématiquement nos déclaration et sorties sur le sujet. La mentalité féodale est très répandue au sein de l'élite mauritanienne. Les noirs féodaux sont extrêmement dangereux, agressifs, ils sont prêts à verser du sang pour faire soumettre leurs anciens esclaves.

La situation est très grave et progresse dangereusement vers la violence gratuite faute d'une sérieuse prise en charge de cette injustice par le pouvoir public. Du Guidumakha jusqu'à Néma, tout au long de la frontière Mauritano-Malienne, les féodaux Soninké vivent dans le moyen-âge. L'état doit garantir la sécurité des citoyens victimes qui subissent ce crime odieux en plein 2018.

Nous avons eu l'information que plusieurs auteurs d'agression ont été appréhendés par les gendarmes. Les auteurs doivent être sévèrement punis.

Image des blessures 

mercredi 7 février 2018

Communiqué de presse : le mot de remerciements suite à l'affaire du doyen Demba Diarra


Le mouvement populaire et citoyen GANBANAAXU FEDDE composé de plusieurs associations dont AMEES, UVDS et ARMEPES-France, adresse ses vifs remerciements aux partenaires défenseurs des droits humains et à toutes les personnalités issues de la société civile.
Visé par des plaintes mystérieuses juste après son arrivée de France pour des vacances annuelles auprès de sa famille , le doyen DIARRA a été auditionné au commissariat de police et convoqué par la suite au tribunal de Nouakchott à 2 reprises.

Finalement cette affaire très étrange et inédite à ce niveau concernant la féodalité soninké et les séquelles de l'esclavage, a été classée sans suite.

Ainsi nous saluons la lucidité et le discernement mis en avant honorablement par les autorités judiciaires au tribunal de Nouakchott. Rapidement le fond du dossier a été saisi, les allégations d'insultes cachent les problématiques liées à la féodalité et aux vestiges esclavagistes qui secouent la communauté soninké. L'éveil des couches anciennement serviles qui subissent d'innombrables harcèlements très sévères dans la société, irrite les milieux féodaux et réactionnaires.

Nos remerciements au mouvement historique antiesclavagiste SOS-ESCLAVES  de Boubakar Ould Messaoud qui s'est intéressé de très près au cas du doyen Demba Diarra, par la présence de l'avocat du mouvement jusqu'au dénouement final. Désormais un allié de poids s'est manifesté auprès des lésés du système féodal negro-mauritanien. Nous saluons la présence remarquée et instructive du journaliste Camara Seydi Moussa de la Nouvelle Expression parmi les responsables de la société civile.

Également nos remerciements à TOUS nos militants dévoués à Nouakchott et à CEUX de la mouvance abolitionniste (AHME, IRA, L'ONG contre le discours extrémiste et d'autres) qui s'est impliquée de près comme de loin pour soutenir le doyen Demba Diarra, éminent membre  de la communauté GANBANAXU

Pour finir, nous rappelons pour une énième fois aux autorités publiques et à toutes les organisations défendant les droits humains sur le plan national , que différents cas litigieux relatifs aux mentalités et pratiques féodales sont en suspens dans les localités rurales du Guidimagha depuis plusieurs mois. L'ordre féodal et coutumier foncièrement sévère sévit contre des paisibles gens qui veulent vivre en citoyens dignement. Il faut plus que jamais changer la donne sur cette problématique du régime féodal rétrograde qui est particulièrement nocif et nuisible à la paix sociale dans nos communautés.

*Mouvement pacifique pour l'égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

Nouakchott 7 février 2018

P/ La communication GANBANAAXU

Communiqué: Répression de la marche pacifique d’IRA – Mauritanie




مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Communiqué
Répression de la marche pacifique d’IRA – Mauritanie

Mercredi 07/02/2018 une marche pacifique des militantes, et sympathisants d’IRA s’est ébranlée à partir du garage « Camara » à destination du préfet de Elmina (gigantesque département périphérique de Nouakchott). Cette marche pacifique organisée par le mouvement abolitionniste visait à exprimer pour les autorités mauritaniennes l’intenable situation des ménages mauritaniens face au dédoublement des impôts et patentes de l’état, la montée vertigineuse des denrées de première nécessité et la chute inox érable de la valeur de la monnaie nationale, l’Ouguiya ; les marcheurs ont buté sur plusieurs unités de la police occupant les principales artères de Elmina. Cette dernière comme à son habitude usa de la brutalité gratuite, de la violence indicible contre des manifestants pacifiques qui furent tabassés, battus avec  des matraques et parfois des gourdins, roués de coups de pieds mais toute cette violence et les mauvais traitements n’ébranlèrent pas les militantes et militants abolitionnistes qui continuèrent leur protestation jusqu’aux locaux du préfet du département.
Enfin de compte plusieurs blessés au sein des manifestants ont été dénombrés et sept (7) activistes d’IRA – Mauritanie ont été arrêtés et conduits à une destination inconnue il s’agit de :

Sabar Houssein
Abdallahi Hindi
Abdallahi Homody
Amadou Traore
Bidine Mechinou
Dia Oumar
Zeiny Sidi

Face à cette situation IRA – Mauritanie :
 dénonce une fois de plus l’usage de la violence gratuite et disproportionnée contre des citoyens qui usent de leur droit constitutionnel à manifester pacifiquement.
Rend les autorités responsables de tout ce qui adviendra aux sept militants abolitionnistes arrêtés arbitrairement et disparus depuis lors.
Appelle la communauté nationale et internationale à se dresser contre cette dérive du régime qui criminalise le droit à manifester pacifiquement.


Nouakchott le 07/02/2018              La commission de communication












[ EXCLUSIVITÉ AFRIQUEMIDI.COM] Mauritanie : Au village de Dawalel, les « esclaves » ont leur propre cimetière….


Situé au sud de la Mauritanie, dans la région de Gorgol, à 5 km de la commune de Mbagne, le village de Dawalel est habité par les castes, les pêcheurs (Thiouballo en peul) et les captifs (mathioubés). Dans cette localité du Fouta profond, l’esclavage est toujours pratiqué.

Population du village de « Dawalel » Credit photo : Afriquemidi.com

Fait majeur, ces esclaves ne souffrent d’aucun complexe par rapport à leur condition sociale. Ils se glorifient presque de ce statut qu’ils mettent sous le compte des traditions ancestrales qu’il faut sauvegarder. S. Sy un habitant du village qui est « fier » de porter le nom de son maître explique : « ’je vais assurer les travaux pénibles pour mon Maître, en retour il assure certains de mes besoins quotidiens dans ce cas même à l’au-delà, nous devons être au service de nos maîtres. C’est pourquoi on n’enterre pas les captifs dans les mêmes cimetières que leurs nobles »’ (sic).

À Dawalel, le captif ne dépense un sou pour ses cérémonies, « tout est assuré par nos nobles maîtres », ajoute notre interlocuteur.

Dabé, une jeune femme captive se dit « ’fière »’ au service de son maître. Pour elle, être Kordo (captive au féminin en peul) a un avantage. Les cérémonies comme le mariage et les baptêmes sont une occasion pour gagner beaucoup d’argent et autres objets comme les boubous.


Le phénomène des castes est très ancré dans les coutumes pulaars. Les membres du groupe présentés comme des captifs le revendiquent presque fièrement. Ce qui se traduit par la création d’une grande association internationale appelée Endam Bilali (descendants de Bilali du nom de cet esclave devenu une figure majeure des débuts de l’islam. Il fut le premier à faire l’appel à la prière publiquement).
Cette association a des sections partout en Europe et aux usa. Ses membres cotisent, se réunissent régulièrement et sont très très présents sur les réseaux sociaux. Leur objectif est de fédérer leurs forces sans se démarquer de leur statut dans le milieu « pulaagu ».



LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR : HALTE À LA DICTATURE FÉODALE À DAFORT DANS LE GUIDIMAGHA

Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Monsieur le ministre , nous allons vous soumettre par ce cri d’alerte, le cas symbolique de la dictature féodale qui sévit dans nos localités rurales du Guidimagha. En effet nous sommes une composante sociale d’extraction sociale dite « esclave » selon le régime coutumier soninké, et nous subissons un certain ostracisme très sévère dans notre village alors que nous ne voulons VIVRE qu’en CITOYENS DIGNES. Vous savez que les séquelles esclavagistes dans les milieux soninkés du Guidimagha sont vivaces et foncièrement agressives. 

Aujourd’hui en citoyens avertis, nous avons décidé de sortir des vieux schémas sociétaux rétrogrades  qui nous humilient depuis plusieurs générations. Cet activisme pacifique s’est inscrit dans la légalité en respectant les règles admises en la matière dans notre chère MAURITANIE. Il y’a quelques mois, l’association AMEES  a ouvert une section à travers laquelle nous menons notre mission de sensibilisation et conscientisation de nos masses populaires . 

Lors de l’ouverture de cette instance locale, nos membres fondateurs ont été voir le maire pour l’en avertir. Il n’avait trouvé aucun inconvénient et il lui avait été précisé que l’association est ouverte à tous nos concitoyens. Dès lors nous croyons être  dans nos Droits légitimes garantis par la constitution. C’était sans imaginer les différents types de chantages manœuvrés par certains détracteurs de notre engagement pour VIVRE en citoyens à égale DIGNITÉ sans les pesanteurs sociétales. 

En effet, les membres de notre communauté sont harcelés, provoqués et salis dans le village par des éléments réactionnaires issus de la féodalité villageoise. C’est ainsi que le 13 août 2017, des gendarmes mobiles dans la commune avaient convoqué l’un des nos responsables en lui disant qu’ils veulent savoir sur la nature des réunions qu’on organise chez lui. Ce jour, les gendarmes ont notifié que nos parents avaient le plein droit de se réunir en toute liberté chez ce responsable de section  AMEES après une explication donnée sur nos activités de sensibilisation. 

Le 5 septembre 2017, dans les jours de la fête de Tabaski, d’autres gendarmes mobiles se sont présentés chez le responsable section AMEES DAFORT en lui demandant d’arrêter les travaux d’un modeste hangar prévu pour abriter nos rencontres dans sa maison. Les gendarmes avaient dit que nous aurons des plaintes en notre encontre propos de ce hangar et que nous devrons nous rendre à Ould Yengé le chef-lieu de notre département auprès de la brigade. 

Et c’est au cours de cette procédure de clarification auprès des autorités départementales, la nuit du 30 septembre 2017 s’éclatent des graves incidents entre la jeunesse villageoise dans son ensemble et l’ordre des anciens à propos de la tenue des festivités nocturnes. Ces incidents d’une certaine violence avaient été condamnés par le monde villageois dans son intégralité. 

Pourtant comme par hasard dans une atmosphère de délation, 2 adultes parmi nos membres engagés contre ancien système féodal, sont arrêtés avec les jeunes émeutiers. L’un de ces 2 militants arrêtés a été le responsable section AMEES DAFORT, et leur arrestation sans motif avéré  avait duré plus de 50 jours INJUSTEMENT. Après cet épisode flou et mystérieux, nous avons repris nos démarches citoyennes auprès des administrations départementales et régionales pour savoir davantage sur le cas de notre hangar suspendu depuis le 5 septembre 2017 . 

Ainsi ces derniers jours nous avons pris contact avec le préfet à Ould Yengé, qui dit qu’il ne comprends aucun motif sur cette suspension et nous a invités d’aller chez le gouverneur de Selibaby. Arrivés chez le gouverneur il y’a quelques jours, il nous a expliqué que les ordres qu’il a reçus venaient du ministère de l’intérieur . Il a clarifié que quelques cadres issus de DAFORT se sont plaints auprès du ministère concernant notre hangar qui serait financé par des bandits étrangers. 
  
À partir de ce constat, nous estimons nécessaire de s’adresser directement à vous monsieur le ministre, en guise de réactualisation de notre courrier d’il y’a quelques temps. En vous adressant cette alerte citoyenne et témoin à l’attention de la communauté nationale voire internationale. 
  
  
Nous suspectons encore une énième fois les manœuvres délatrices et lâches des milieux féodaux hostiles à notre campagne de sensibilisation et de conscientisation sur le régime féodal soninké qui bafoue nos droits de citoyens  et veut sauvegarder des privilèges partisans dans nos communautés. 

Monsieur le ministre, nous vous assurons que certains milieux soninkés influents à Nouakchott sont dans une campagne diffamatoire et calomnieuse à notre endroit depuis l’élan de conscientisation initiée et amplifiée  par la journée du 6 mars 2017 à Selibaby  à l’occasion de la journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles. Ce jour pour la première fois la loi 2015-031 relative aux pratiques esclavagistes et ses séquelles a été expliquée et diffusée au sein des masses soninkés dans nos contrées villageoises. Aujourd’hui , AMEES dispose de plusieurs sections dans différentes localités villageoises du Guidimagha, et tout se passe sans encombres pour leurs adhérents, le cas DAFORT ne devrait pas être une exception. 
  
Monsieur le ministre, nous voulons exercer paisiblement  notre qualité de CITOYENS ACCOMPLIS dans nos localités rurales du Guidimagha mais l’ordre féodal s’active pour s’y opposer et ses représentants déterminés sont probablement  bien introduits au sein du pouvoir à Nouakchott. 

Monsieur le ministre, nous vous assurons qu’aucun financement suspect et des relations extérieures douteuses n’existent dans notre engagement citoyen et pacifique. Comme toute communauté de vie et d’appartenance militante, nous avons la culture de l’entraide entre nos membres de l’intérieur et de l’extérieur en toute transparence. 

Monsieur le ministre, sous le vocable GANBANAAXU* communauté de DAFORT, nous voulons nous libérer du joug féodal dans le milieu soninké en refusant les mentalités esclavagistes. 
Monsieur le ministre, nous comptons sur vos services de protecteur et de garant de l’ordre public et des libertés individuelles et collectives pour prendre en compte le cas de notre hangar suspendu depuis  plusieurs mois dans des circonstances qui troublent plus d’un. 

NB : une copie de cette lettre a été déchargée auprès du service courrier du ministère de l’intérieur à la date du 8 janvier 2018 avec reçu de dépôt. 
  
*Mouvement citoyen et pacifique pour  l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ dans la société soninkée. 
DAFORT, 4 février 2018 
La communauté GANBANAAXU DAFORT

samedi 3 février 2018

Le Cheikh Demba Diarra « Ganbaaaxu fédde » a été arrête vendredi dernier chez lui....

Le Cheikh Demba Diarra « Ganbaaaxu fédde » a été arrête vendredi dernier chez lui à Nouakchott alors qu’il est parti en vaccances, par le commissaire du 5eme à coté de la mairie,  suite nous dit-on, à une plainte orchestrée, inventée de toute pièce par des féodaux  Cissé et Camara ressortissants du village Coumbandao. Leur  seule motivation n’est autre qu’il faut faire taire le gênant Demba Diarra ;  afin, qu’il arrête de prêcher « Khoutouba » des versets Coraniques qui rendent illicite l’esclavage coutumier dans le millier Soninké. L’histoire de Coumbandao est bien connue, surtout pendante devant et derrière le gouverneur de Selibaby, M. Diallo Oumar Amadou, qui n’avait pas hésité de  menacer sèchement  d’envoyer à la prison, les pauvres illettrés qui subissent les assauts féodaux, du préfet de Ghabou et sa brigade de Gendarmerie.

Les féodaux disent haut et fort dans les villages du Guidimakha, un esclave ou descendant d’esclave n’a pas droit de conduire une prière, ni être imam de mosquée, ni chef du village, ne peut être propriétaire d’une terre cultivable pour nourrir sa famille, ni prétendre à conquérir  une élection en face d’un élément féodal parrainé par le parti au pouvoir « UPR  aujourd’hui, hier, c’était PRDS», bien entendu  avec la complicité de différents régimes qu’à connu la Mauritanie de l’indépendance à nos jours.

Cheikh Demba Diarra est  sous contrôle judiciaire pour le weekend en attendant lundi prochain pour être renvoyé devant on ne sait qui ? Nous demandons la mobilisation de toutes les ONG, partis politiques, la société civile pour faire cesser les intimidations féodales en connivence avec les féodaux bien placés dans le  cœur du régime mauritanien depuis l’indépendance. La jeunesse Mauritanienne doit se mobiliser fortement ce lundi devant le commissariat du 5eme à côté de la mairie, car, ce qui se passe est  inacceptable.


Ce qui est encore moins supportable dans cette sordide affaire, plusieurs plaintes ont été déposées dans le même commissariat, sur des faits liés aux propos esclavagistes, l’apologie manifeste de l’esclavage,  d’injures publiques esclavagistes, d’agression à caractère esclavagiste etc… qui n’ont jamais donné une suite favorable. Aujourd’hui, le même commissariat ou procureur se permet d’arrêter les plaignants victimes à la place des vrais bourreaux. Où va-t-on comme ça, si ce n’est de l’incitation à la haine et  à la violence des autorités publiques ? Trop, c’est trop, la vase commence à déborder et nous tenons le régime mauritanien responsable de tout ce qui en découlera de cette histoire. Il y a eu plusieurs alertes envers le régime mauritanien qui continue à faire la sourde oreille. Qui cherche, trouvera un jour forcement !  


Diko Hanoune 

vendredi 2 février 2018

Une accusation grotesque et Arrestation l’érudit Demba Diarra à Nouakchott.


L’érudit  Demba Diarra, fervent militant pour l’éradication de l’esclavage et ses séquelles dans le milieu Soninké au Guidimakha, une voix dans Ganbaaxu fedde, natif du village Coumbandao, est tombé dans le guet-apens tendu par les féodaux de son village à Nouakchott devant lui. Il a quitté la France pour passer ses vacances paisiblement chez lui, le voila victime d’un complot sortie de nulle part par les féodaux qui veulent sa tête coûte qu’au coûte, parce qu’il ose prêcher des versets qui parlent de l’interdiction  l’esclavage entre les musulmans, car, le Coran nous enseigne que tous les musulmans sont frères et égaux devant lui. Il est à rappeler dans le milieu soninké, un descendant d’esclave est considéré comme un objet sans vie, il n’a aucun droit dans la société à part obéir, son statut d'esclave est héréditaire. Il ne peut pas être  imam de la mosquée quelque soit son niveau d’éducation scolaire, ni prétendre à la chefferie du village, à fortiori conquérir une élection, aujourd’hui, tout celui qui rejette leurs coutumes ancestrales, est systématiquement exproprié de sa terre cultivable sous prétexte qu’un esclave ne sera jamais propriétaire de la terre avec la complicité de l’administration locale. Leur fameuse expression qui  marque nos esprits au fer rouge chez eux : « l’esclave toujours derrière ».

Les chefs de villages et leurs marabouts traditionnels n’entendent pas de cette oreille l’érudit Diarra. A maintes reprises, il a été agressé sauvagement dans la grande mosquée à Coumbandao, afin, qu’il arrête  de prêcher voire sortir  de tels versets coraniques qui interdisent l’esclavage dans la grande mosquée du vendredi. Les noms de familles Cissé et Camara  (ces soi-disant familles maraboutiques  et chefs naturels de villages) ont déposé plainte contre lui devant le procureur de la république selon le commissariat du 5ème arrondissement, qui est à côté de la mairie.  Il a été arrêté chez lui ce vendredi 02 février 2018, au motif, une plainte venant d’en haut «  le ciel? » pour (injures des familles Cissé et Camara) de Coumbandao. Ah bon ! Mince, ben alors ?? Ben, suivez nous monsieur au commissariat.

Il dira : dans son audition, ses détracteurs lui reprochent, tout juste, d’avoir dit lors de leur conflit autour de prêches de la grande mosquée, d’avoir  dit,  connaitre leurs pères en répondant à leurs attaques sans cesse, en plus, c’est vrai,  je suis né dans le même village que leurs pères, dira-t-il. Je peux me le permettre, car, j’ai l’âge de  leurs pères,  insolents qu’ils sont, n’ayant pas honte de  m’insulter publiquement chaque jour sans retenu en m’accusant du n’importe quoi. Voila ce qui a jeté l’huile sur le feu de leur saint-esprit pour mobiliser tout un appareil judiciaire contre cette modeste personne.

Il n’y a rien de sérieux dans tout cela, la vérité est que, la société soninké ne veut pas entendre parler du Coran, de  la Sunna et les lois de la république, qui sont contre leur esclavage coutumier qu’elle pratique au sein d’elle-même. Ils veulent le décourager, l’empêcher d’aller au village en le bloquant à Nouakchott, le privant la tendresse familiale pour l’humilier. On ne peut pas dire que l’inattendu s’est produit mais plutôt l’inacceptable qui s’est produit, se sont les victimes qu’on taxe de tout et m’importe et qu’on traîne dans la boue. Il suffit de dire cet homme est contre l’esclavage pour vendre sa peau à l’état Mauritanien. Dans le même commissariat du 5eme, pourtant, plusieurs plaintes ont été déposées sur des faits liés à l’esclavage dans le milieu soninké qui n’ont jamais donné une suite favorable, ni avoir même  attiré l’attention du procureur de la république ne reste qu’une seconde, pourquoi une si légère accusation, attire toute son attention subitement ? Quelle mouche l'a piqué? 


Affaire à suivre dès Lundi 04 février 2018, nous exhortons la presse nationale et internationale, les ONG des droits humains, les partis politiques et la société civile à s’intéresser de près du  cas  l’érudit Demba Diarra, à son village qui est sous tension permanente depuis plusieurs années à cause de ces histoires liées à l’esclavage que le gouverneur et préfet de la région ne veulent pas  régulariser en disant la vérité crue aux féodaux que l’esclavage est un crime . 

ALERTE INFO: une arrestation arbitraire d’un membre de la communauté GANBANAAXU est en cours à Nouakchott.

Le doyen Demba Diarra , originaire du village de Coumbadaw, se trouve dans un commissariat de police à Nouakchott depuis plusieurs heures. Selon les premiers éléments d’info reçus du terrain, 2 individus auraient introduit une plainte contre lui auprès d’un procureur à Nouakchott. Pour rappel, dans le cadre de la campagne antiesclavagise et de conscientisation contre les séquelles de l’esclavage en milieu soninké, il avait fait une communication très mal interprétée par certains individus détracteurs de notre engagement abolitionniste intracommunautaire et pacifique.

Il avait fait une sortie de clarification à l’époque pour taire les rumeurs malintentionnées. Et par son arrestation aujourd’hui, l’association ARMEPES et ses partenaires de la mouvance anti féodalité dans les communautés soninké, s’adresse aux autorités mauritaniennes sur le caractère troublant de cette situation. Ce monsieur, paisible travailleur en France, est rentré au pays récemment pour ses vacances annuelles auprès de sa famille.

Encore une fois, le régime féodal sévit dans la communauté soninkée et il est plus que nécessaire et URGENT pour que les officiels mauritaniens prennent conscience de ce qui se joue en matière de déni de DIGNITÉ pour certains citoyens en milieu soninké.
Nous suivons de près l’évolution de son cas .

Nous sommes mobilisés plus que jamais pour contrer les esprits réactionnaires et moyenâgeux qui utilisent tous les artifices obscures pour nous nous salir et intimider nos familles dans les contrées villageoises du Guidimagha depuis de nombreuses années.

La CECOM/Mouvance GANBANAAXU FEDDE
3 février 2018